La justice malgache a ouvert des poursuites contre treize individus soupçonnés de vouloir assassiner le président de la transition, Michaël Randrianirina, et de renverser le gouvernement par un coup d’État, a annoncé le 2 avril 2026 la procureure générale du tribunal de première instance d’Antananarivo.
Suite à une accusation de complot contre le gouvernement de la Transition à Madagascar, l’enquête révèle que les autorités ont saisi d’importantes sommes d’argent liquide et des armes à feu, ainsi que des échanges WhatsApp impliquant les suspects. Parmi eux, le colonel Patrick Rakotomamonjy, seul nom rendu public, serait l’un des principaux instigateurs. Onze personnes ont été placées en détention provisoire, tandis que deux autres restent activement recherchées.
Selon la procureure Narindra Navalona Rakotoniaina, plusieurs officiers de l’armée malgache, dont un général, seraient impliqués dans le complot. Les suspects auraient également détourné 20 milliards d’ariary (plus de 4 millions d’euros) de leurs comptes bancaires pour financer l’opération, selon leurs aveux.
Cette affaire rappelle une précédente arrestation en novembre dernier de deux ressortissants étrangers accusés de préparer un assassinat contre le président de la Transition. Elle met en lumière la fragilité persistante des institutions malgaches et les tensions au sein de l’armée.



