La Banque mondiale a validé un financement de 500 millions de dollars via l’Association internationale de développement (AID) afin de stimuler le secteur agricole nigérian.
Ce soutien s’inscrit dans un nouveau programme centré sur les petits exploitants, le renforcement des chaînes de valeur et la sécurité alimentaire.
Ce financement appuie le Projet pour des chaînes de valeur agricoles durables favorisant la croissance (AGROW). L’objectif est d’accroître la productivité agricole, d’améliorer l’accès aux marchés et de générer davantage d’emplois à travers le pays.
Dans un communiqué publié jeudi, l’institution précise que ce projet vise à soutenir les petits exploitants, structurer les chaînes de valeur et renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Nigeria.
La Banque mondiale souligne que, bien que l’agriculture demeure le principal pourvoyeur d’emplois dans le pays, elle reste confrontée à de nombreux défis structurels. Parmi ceux-ci figurent la faible productivité, l’accès limité à des intrants de qualité, les effets des changements climatiques et des connexions insuffisantes avec les marchés. Ces contraintes empêchent le secteur de fournir des emplois de qualité et une alimentation accessible.
Le projet AGROW prévoit notamment d’accompagner les agro-entreprises travaillant avec des petits producteurs, grâce à des subventions basées sur la performance. Il mettra l’accent sur la collecte, la gestion post-récolte, la transformation agroalimentaire et l’accès aux marchés, en ciblant des cultures stratégiques telles que le riz, le maïs, le manioc et le soja.
Par ailleurs, le programme entend améliorer les services de recherche et de conseil agricole, faciliter l’accès à des semences adaptées au climat et mettre en place un registre numérique national des exploitants.
Les agriculteurs bénéficieront également d’outils numériques, incluant des informations météorologiques localisées, afin d’accroître leur résilience face aux aléas climatiques.
Le projet prévoit aussi de renforcer la régulation des semences et des engrais, d’encourager la production d’intrants de qualité par le secteur privé et de promouvoir des investissements fonciers transparents et responsables.
Enfin, l’initiative reposera sur des mécanismes solides de coordination et de suivi, avec une attention particulière portée à l’inclusion des femmes et des jeunes.
Cité par le journal Punch, le directeur pays de la Banque mondiale au Nigeria, Mathew Verghis, a salué une avancée majeure pour le secteur : selon lui, AGROW constitue une étape décisive pour moderniser l’agriculture nigériane, renforcer le rôle du secteur privé et améliorer durablement la sécurité alimentaire.



