05202026Headline:

L’Égypte accélère massivement le déploiement de ses énergies renouvelables en visant désormais un objectif ambitieux

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a examiné lundi l’avancement des principaux projets d’énergies renouvelables du pays, alors que Le Caire cherche à porter la part des énergies propres à 45% du mix énergétique national d’ici 2028.

Lors d’une réunion avec le ministre de l’Électricité et des Énergies renouvelables, Mahmoud Esmat, le chef de l’État a été informé de l’état d’avancement de plusieurs projets solaires, éoliens et de stockage énergétique, selon un communiqué de la présidence égyptienne. Les autorités présentent cette stratégie comme un axe majeur destiné à réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles et à renforcer la sécurité énergétique nationale.

Le ministre a indiqué que l’objectif gouvernemental consistait à faire passer la contribution des énergies renouvelables de moins de 10% actuellement à 45% du mix énergétique d’ici 2028. Cette orientation s’inscrit dans les programmes de transition énergétique engagés par l’Égypte afin d’accompagner la hausse de la demande intérieure d’électricité et de limiter l’exposition du pays aux fluctuations des marchés énergétiques internationaux.

Parmi les projets examinés figure la deuxième phase du projet solaire «Obelisk» à Nag Hammadi, dans le sud du pays, doté d’une capacité de 500 mégawatts et dont le raccordement au réseau national est prévu au cours du mois de mai. Le gouvernement suit également le développement d’un vaste complexe solaire dans le gouvernorat de Minya, d’une capacité annoncée de 1 700 mégawatts.

Le Caire accélère parallèlement le déploiement d’infrastructures de stockage énergétique afin de stabiliser l’approvisionnement électrique. Plusieurs stations de stockage raccordées au réseau, ou autonomes, doivent être installées dans les gouvernorats de Minya, Alexandrie et Qena pour une capacité totale de 4 000 mégawatts. Ces équipements sont considérés comme essentiels pour accompagner l’intégration progressive des énergies intermittentes dans le système électrique national.

Les autorités égyptiennes ont également présenté l’avancement du parc éolien de Ras Shoukeir, sur la mer Rouge, qui doit atteindre une capacité de 900 mégawatts avec une mise en service prévue en 2027. Ce projet fait partie des initiatives destinées à exploiter le potentiel éolien des zones côtières égyptiennes afin de diversifier davantage la production électrique.

Le gouvernement égyptien relie directement cette stratégie énergétique au contexte géopolitique régional. Mahmoud Esmat a évoqué les répercussions des tensions au Moyen-Orient sur les approvisionnements en gaz et en carburants, ainsi que la hausse des coûts de production et d’importation de l’énergie. Les autorités cherchent ainsi à renforcer la résilience du réseau électrique à travers la modernisation des infrastructures, l’augmentation des capacités de stockage et le développement accéléré des projets solaires et éoliens.

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