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Pas chassés de Mamadi Doumbouya vers la fin de la Transition : Quelle influence extérieure ?

Apparemment, le président de Transition de Guinée exécuté les conseils donnés par l’extérieur. Deux gorges profondes ont assidument tracé la « voie téléphérique » à prendre par le général d’armée et chef du CNRD Guinéen. Mais quelle mouche maçonne a réellement piqué le général-légionnaire ?

Non Mamadi Doumbouya n’a pas reçu venant de l’extérieur. Comme des voix de prophètes, Mamadi Doumbouya après ses rencontres fructueuses depuis l’extérieur de la Guinée, a décidé d’engager une course contre la montre en sortant le dernier tableau de la Transition en un quadrimestre : référendum le 21 septembre, constitution promulguée le 26 septembre, 27 septembre, la date de tenue des élections est fixée au dimanche 28 décembre 2025.

La Transition s’accélère sous pression intérieure et conseils extérieurs
Les récents décrets publiés par le général Mamadi Doumbouya, président de la Transition guinéenne, témoignent d’une accélération du calendrier politique. En moins de quatre mois, la Guinée aura organisé son référendum constitutionnel, promulgué la nouvelle loi fondamentale et fixé la date des élections présidentielles. Cette dynamique laisse entrevoir une volonté d’achever la Transition qui dure depuis plusieurs années, tout en alimentant les interrogations sur les influences qui ont conduit à ce choix.

Depuis le 21 septembre 2025, date du référendum constitutionnel, jusqu’au 28 décembre 2025, annoncée comme celle du scrutin présidentiel, le chemin vers un retour à un ordre civil s’est précipité.
La promulgation de la Constitution, intervenue quelques jours après le vote, a été aussitôt suivie de deux décrets annonçant la loi électorale et la tenue du scrutin. La télévision nationale a diffusé ces informations de manière officielle, précisant que plusieurs ministères et institutions, dont la Direction générale des élections et l’Observatoire national autonome, sont désormais mobilisés pour assurer la mise en œuvre de ces décisions. Ces textes, signés par le général Doumbouya lui-même, matérialisent une volonté ferme de mettre un terme à une longue période de Transition.

Des « voix de prophètes » pour guider Doumbouya
Derrière cette précipitation spontanée, plusieurs conseils extérieurs, surnommés ici « Gorges Profondes », auraient joué un rôle décisif. Ces voix, anonymes mais réputées proches du pouvoir ou informées de ses arcanes, auraient chuchoté à l’oreille du chef du CNRD des recommandations claires, parfois très directes. Le premier insiste sur l’épuisement généralisé dû à une Transition longue, rappelant que cinq ans constituent une durée optimale. Il invite à organiser rapidement le référendum, promulguer la Constitution et fixer la date d’élections, dans le but avoué d’assurer une légitimité imposante au général devenu candidat indépendant. À ses yeux, cela ouvrirait la voie à un règne civil stable, légal et sans contestation.

Le deuxième conseil se veut plus modéré, marquant son désaccord avec les coups d’État militaires. Il recommande au chef de la Transition de cesser cette forme de gouvernance, de retourner à un ordre civil pour restaurer la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux, un aspect crucial pour la reconstruction économique du pays. Le troisième avertit contre les risques d’une transition trop longue, qui, selon lui, pourrait engendrer des conflits internes et des luttes de pouvoir « clanique » au sein même des militaires au pouvoir. Il appelle à ne pas céder à « l’ivresse du pouvoir » ni à la tentation de s’éterniser en uniforme, prudence indispensable selon lui pour la stabilité du pays.

Si le général Doumbouya ne semble pas avoir reçu d’ordres directs de l’étranger, ses récentes rencontres et échanges avec des partenaires d’autres pays auraient forgé cette nouvelle impulsion, le poussant à agir vite et à clôturer la période de transition. Dans un contexte où la Guinée fait face à des défis sécuritaires, économiques et sociaux, le président de la Transition apparaît désormais soucieux de répondre aux attentes internes et externes. Le calendrier adopté reflète donc une certaine forme d’inspiration, mêlant avis locaux et incitations de partenaires internationaux.

Les conseils avisés de Gorges Profondes 1, 2 et 3
« Jeune frère, 05 ans de transition, c’est très épuisant pour toi le chef et très intolérant pour ton peuple. En plus, une courte transition te fait moins d’ennemis dans ton propre camp, dans le camp des opposants et ainsi que de voix dissidentes au sein de la société civile. La transition soule et finira par te monter à la tête. Légionnaire, colonel commandant les forces spéciales de Guinée, maintenant, tu es général…

..Bref, sache que tu n’as plus rien à prouver dans l’uniforme. Organise très vite ton référendum, promulgue très sportivement la nouvelle Constitution et dans la même foulée, fixe la date de la tenue de l’élection présidentielle ou par défaut des élections générales. Tu deviens un candidat indépendant, tu remportes « haut les mains » et tu commences un long règne civil de 14 ans en toute légalité, démocratie et sans scrupule. Jeune frère, suis-moi et marche dans mes pas de doyen, tu ne vas pas te perdre » disait Gorge Profonde 1.

« Jeune frère, moi, je n’aime pas les coups d’Etat, surtout ceux émanant des porteurs d’uniforme. Mais, il est de mon avis que l’on puisse te conseiller et t’aider à quitter cette position qui n’avantage pas la confiance des investisseurs et partenaires envers ton pays. Je suis contre la violence sous toutes ses formes. Moi-même, de toute ma carrière politique, j’ai toujours choisi ce qui causerait le moins de tort à mon peuple et à mon pays. Reviens à la normale jeune frère » conseillait Gorge Profonde 2.

« Une bonne transition militaire ou civile ne doit dépasser les limites de 24 mois. Si elle dépasse cette paire de manche, vous allez finir (entre militaires du conseil) à vous allumer entre vous et ce sera le début de guerre clanique entre vous. Dans cette naiveté à vouloir demeurer « l’éternel parmi les mortels en uniforme » vous ouvre à tous les vices. Jeune frère, ne commet pas d’impaire et fait ce que je te dis recommande » notait Gorge Profonde 3.

Les enjeux à venir pour la Guinée
Le maintien ou non de Doumbouya comme candidat indépendant à la présidentielle, la transparence du processus électoral et le respect des libertés politiques seront déterminants pour la crédibilité de cette échéance majeure. En parallèle, le défi sécuritaire, avec la résurgence de violences dans différentes régions, demeure un obstacle sérieux. L’assurance donnée par la mobilisation ministérielle autour des décrets est un signal rassurant, mais la vigilance reste de mise pour éviter tout débordement. Après plusieurs années d’incertitudes, la Guinée met les bouchées doubles pour retrouver un cadre constitutionnel. Ce dernier sprint vers la démocratie devra convaincre partenaires et citoyen·ne·s quant à sa sincérité et son efficacité.

 

 

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