06062026Headline:

Sénégal : L’opposition Sénégalaise se réorganise contre le parti au pouvoir “PASTEF”

Au Sénégal, l’opposition s’est mobilisée comme jamais. Hier dimanche, 71 partis et formations politiques ont lancé le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR), une coalition destinée à contester la gouvernance du parti au pouvoir, PASTEF.

Avec des têtes de pont comme Khalifa Ababacar Sall, Modou Fada et Anta Babacar Ngom, le nouveau mouvement dénonce une dérive autoritaire et promet de restaurer les libertés démocratiques. Retour sur une alliance qui pourrait redéfinir le paysage politique sénégalais.

Une coalition contre la « dérive autoritaire » de PASTEF
Le FDR accuse le régime de PASTEF d’avoir plongé le Sénégal dans une logique de « règlement de comptes » et de « liquidation des libertés démocratiques ». Dans une déclaration commune, les membres du front dénoncent une rupture brutale avec les traditions démocratiques du pays.

« Ce processus s’était toujours inscrit dans des règles du jeu politique élaborées de manière consensuelle par tous les acteurs », rappellent-ils. « Le pouvoir PASTEF a déréglé la justice et bafoué les principes de neutralité et d’impartialité de l’État », dénonce le FDR. Ces actions, selon la coalition, menacent les fondements mêmes de la République.
Pour Khalifa Babacar Sall, leader de Taxawu Sénégal et membre fondateur du FDR, « ce que nous avons observé depuis dix mois prouve qu’il est temps de réagir ». Il souligne que les alternances précédentes, sous Abdoulaye Wade en 2000 et Macky Sall en 2012, avaient permis une transition plus respectueuse des normes démocratiques.

Une opposition diversifiée et déterminée
Le FDR dresse un tableau sombre de la situation politique et sociale sous Pastef. Parmi les chagrins évoqués : -L’emprisonnement des journalistes et d’opposants pour leurs opinions. -La confiscation illégale du poste de vice-président de l’Assemblée nationale, normalement dévolue à l’opposition. -La destitution du maire de Dakar dans des conditions jugées indignes d’un État démocratique. -La levée controversée de l’immunité parlementaire d’un député sans justification claire.

Le FDR rassemble une large palette de personnalités politiques, dont Khalifa Sall, Anta Babacar Ngom, Oumar Sarr et Modou Diagne Fada. Bien qu’Amadou Ba, présenté comme un fondateur clé, ait été absent lors du lancement, il reste « l’absent le plus présent », selon ses pairs. Cette alliance se veut un « rempart contre l’autoritarisme » et promet de mobiliser l’opinion publique pour rétablir un dialogue politique respectueux des libertés. « Nous avons pris le temps de nous rencontrer et d’échanger pour mettre en place une plateforme de lutte », explique Khalifa Sall.

Avec 71 partis et formations politiques, le FDR représente une force politique significative. Cependant, la question reste de savoir si cette coalition pourra se transformer en une « alternative électorale efficace ». Les initiateurs du FDR ont déjà envisagé une série d’actions pour mobiliser les Sénégalais et peser sur le débat national. « La résistance est en marche », affirment-ils, déterminés à contrer ce qu’ils considèrent comme une menace pour la démocratie sénégalaise.

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