Au Togo, une affaire de vibrOm@sseur fait la une des réseaux sociaux, plusieurs internautes remontés contre une togolaise.
Cette affaire commence sur TikTok, où une togolaise conseille aux femmes d’utiliser des vibrOm@asseurs pour « combler leurs désirs charnels ». Selon elle, « ce ne sont pas tous les hommes qui parviennent à satisfaire leurs femmes », avant de renchérir que « pour qu’une femme jouisse et tremble, ce n’est pas tout le monde qui sait le faire ».
« Améliorer leur vie de couple » : la vidéo qui crée la polémique
Dans sa vidéo devenue virale, l’utilisatrice togolaise encourage ouvertement les femmes à utiliser des vibrOm@sseurs lorsqu’elles estiment manquer d’épanouissement dans leur couple. Sans détour, elle soutient que « de nombreuses femmes en ont déjà acheté » et admet en utiliser elle-même. Elle dit vouloir « sensibiliser les femmes » et insiste : « Allez acheter si vos maris ne vous permettent pas de jouir ».
« Chaque femme a son problème, et un appareil n’est pas la solution », explique-t-il.
Pour ses abonnés, cette posture est osée mais assumée. Elle affirme parler « en toute franchise », pour aider les femmes à « reprendre le contrôle de leur plaisir ». Ces propos ont cependant été jugés trop directs par une partie de la communauté TikTok, qui estime que ce type de contenu pourrait déranger, surtout dans une société où l’intimité reste un sujet sensible et fortement lié aux normes culturelles.
Des internautes appellent à la prudence : « Ce n’est pas le meilleur conseil »
Face à cette vidéo controversée, un autre utilisateur togolais est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme un « mauvais conseil ». Selon lui, les appareils intimes ne peuvent pas résoudre les difficultés conjugales. Il rappelle que chaque couple rencontre des obstacles différents : manque de communication, préliminaires bâclés, éjaculation précoce, traumatismes, peur du partenaire ou encore absence de sentiments. « Chaque femme a son problème, et un appareil n’est pas la solution », explique-t-il. Pour cet internaute, la véritable démarche est ailleurs : consulter un spécialiste, sexologue ou psychologue, capable d’accompagner le couple. Selon lui, « remplacer la discussion ou le soutien psychologique par un appareil » risque d’aggraver les tensions plutôt que de les régler.
« La priorité doit être le dialogue, l’écoute, et si nécessaire, une prise en charge professionnelle », a-t-il insisté. Pour ce camp, la vidéo virale banalise trop une question intime et complexe qui mérite un encadrement. Entre modernité assumée et valeurs traditionnelles, cette affaire met surtout en lumière un sujet longtemps tabou : l’épanouissement sexuel au sein des couples africains. Si les réseaux sociaux donnent la parole à tous, ils rappellent aussi que les conseils viraux doivent être pris avec prudence, car chaque couple est unique et mérite un accompagnement adapté.



