Présidant l’ouverture de la première session ordinaire de 2026 du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UMOA), le ministre burkinabè de l’Économie, des Finances et de la Prospective a appelé à une transformation stratégique, invitant l’Union à « choisir » son destin plutôt qu’à le subir.
Réunis au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les ministres de l’Économie et des Finances des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont ouvert leur première session ordinaire de l’année 2026 en insistant sur la nécessité de faire de la zone communautaire « un espace qui anticipe avec lucidité et avec audace ».
Présidant la rencontre, Aboubakar Nacanabo a inscrit les travaux dans un contexte international marqué par des « mutations profondes », entre tensions géopolitiques, recompositions économiques, ainsi que défis sécuritaires et climatiques en Afrique de l’Ouest.
Dans ce contexte, le président du Conseil des ministres a appelé à un changement de posture stratégique : « Notre responsabilité est de faire de notre Union non pas un espace qui subit, mais un espace qui choisit ; non pas un espace qui s’adapte tardivement, mais un espace qui anticipe avec lucidité et avec audace », a-t-il déclaré.
Tenue à Dakar, « carrefour des cultures, des mémoires et d’avenir », cette session se veut plus qu’un cadre formel. « Nos sessions ne sont pas de simples rendez-vous administratifs ; elles sont les lieux où se forgent les réponses collectives », a insisté le ministre burkinabè, soulignant l’impératif d’une gouvernance à la fois tournée vers l’urgence et le long terme.
Sur le plan économique, les indicateurs présentés traduisent une dynamique globalement favorable au sein de l’UMOA. La croissance y a atteint 6,7 % en 2025, contre 6,2 % en 2024, tandis que l’inflation a nettement reculé à 0 %, portée par la baisse des prix des produits alimentaires et énergétiques.
Malgré ces performances, les autorités restent prudentes face à des perspectives internationales incertaines.
« Aucun de nos États ne peut, seul, relever ce défi avec efficacité durable. Notre force réside dans notre unité », a rappelé le président du Conseil.
Au cours de cette session, les ministres examineront notamment les rapports économiques et monétaires de l’Union, les comptes annuels de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), ainsi que plusieurs stratégies structurantes, dont celles liées au développement du secteur privé et à la compétitivité dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).



