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Côte d’Ivoire : les 5 gendarmes enlevés par des VDP burkinabè ont été libérés


Le gouvernement ivoirien a confirmé le 29 juin l’arrivée à Abidjan des sous-officiers qui avaient été interpellés lors d’une patrouille sur un site d’orpaillage illégal à Kalamon, à la frontière avec le Burkina Faso.
Ils avaient été arrêtés en Côte d’Ivoire et emmenés de l’autre côté de la frontière, au Burkina Faso. D’abord détenus dans le sud-ouest du pays, ils avaient ensuite été transférés vers la capitale, Ouagadougou. Samedi 28 juin au soir, les cinq membres de la gendarmerie ivoirienne enlevés le 21 juin par des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) burkinabè sont rentrés à Abidjan.

« Les cinq gendarmes sont rentrés samedi soir », a affirmé à l’AFP une source gouvernementale ivoirienne. Le 21 juin, selon les informations de Jeune Afrique, les cinq sous-officiers s’étaient rendus sur un site d’orpaillage illégal démantelé quelques jours plus tôt, dans le département de Doropo, afin d’y effectuer un contrôle. Les occupants avaient alors appelé des VDP en renfort, lesquels avaient procédé à l’interpellation des membres de la maréchaussée.

La même source gouvernementale a indiqué à l’AFP qu’après cet incident, les autorités ivoiriennes ont contacté celles de Ouagadougou pour demander que les gendarmes leur soient remis. Le dossier a été suivi en priorité par la présidence ivoirienne et le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara.

Des tensions qui persistent
Depuis le putsch et l’arrivée au pouvoir au Burkina Faso du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022, les relations entre les deux voisins sont mauvaises. Ouagadougou accuse régulièrement Abidjan de vouloir déstabiliser le pays, sans en fournir la preuve. Les autorités ivoiriennes ont toujours démenti avec force ces accusations.

La frontière de 600 km qui sépare la Côte d’Ivoire du Burkina Faso est poreuse, et voit passer des milliers de réfugiés qui fuient les exactions et les violences jihadistes.

En septembre 2023, deux gendarmes ivoiriens avaient été interpellés au Burkina Faso alors qu’ils poursuivaient des orpailleurs clandestins, et étaient restés détenus pendant plus d’un an. La médiation congolaise avait permis leur libération. Il y a deux mois, ce sont des VDP arrêtés côté ivoirien après avoir pénétré dans le département de Bouna qui avaient été rendus au Burkina Faso.

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