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Miss Côte d’Ivoire 2026 : le chapelet de Cadic N’guessan relance le débat sur la neutralité religieuse du concours

Depuis son accession au trône de Miss Côte d’Ivoire 2026, samedi 27 juin 2026, Louisette N’Guessan fait l’objet de nombreuses réactions en raison du chapelet qu’elle portait au poignet lors de son couronnement Si certains y voient une simple expression de sa foi, d’autres s’interrogent sur la place des symboles religieux dans un concours dit national. Parmi eux, le juriste consultant et écrivain Kamelan Romaric Loradien appelle le Comité Miss Côte d’Ivoire (COMICI) à revoir son règlement.
Dans une publication sur sa page Facebook après la finale, le juriste estime que l’affichage visible d’un symbole religieux sur le podium soulève des interrogations sur la neutralité du concours. Tout en précisant qu’il est lui-même chrétien, il affirme que la foi relève de la sphère privée et que les compétitions nationales doivent préserver un principe d’impartialité.

Un risque de précédent selon le juriste
Pour Kamelan Romaric Loradien, si le COMICI accepte qu’une candidate affiche un symbole religieux chrétien, il lui sera difficile de refuser, à l’avenir, d’autres manifestations de croyance. Il évoque notamment le port d’un chapelet musulman, d’un voile ou encore d’attributs issus des religions traditionnelles africaines.

Le juriste invite le COMICI à intégrer une clause de neutralité philosophique et spirituelle dans son règlement intérieur afin d’éviter toute polémique lors des prochaines éditions.
Selon lui, l’absence de règles claires pourrait ouvrir la voie à des revendications fondées sur la liberté religieuse et créer des situations délicates pour les organisateurs. Il estime qu’un concours destiné à désigner une ambassadrice culturelle ne devrait laisser place à aucune démonstration de nature confessionnelle.

Une proposition de réforme du règlement
Le juriste invite le COMICI à intégrer une clause de neutralité philosophique et spirituelle dans son règlement intérieur afin d’éviter toute polémique lors des prochaines éditions. Par ailleurs, Il se dit offrir à accompagner bénévolement les organisateurs dans la rédaction d’un cadre juridique visant, selon lui, à garantir l’équité du concours tout en respectant le principe de laïcité.

Cette sortie du juriste vient enrichir un débat déjà très animé sur les réseaux sociaux depuis le sacre de Louisette N’Guessan. Si aucune réaction officielle du COMICI n’a encore été enregistrée sur cette question, la polémique pourrait conduire les organisateurs à préciser leur position sur le port de signes religieux lors des prochaines éditions du concours.

 

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