
es négociations avec l’ELN ont été interrompues par le président conservateur Iván Duque (2018-2022), après que les rebelles ont attaqué à la voiture piégée une école de police en janvier 2019. L’attaque a fait 22 victimes, outre l’assaillant.
La Colombie a subi plus d’un demi-siècle de conflit armé entre l’État et divers groupes de guérilleros de gauche, de paramilitaires de droite et de trafiquants de drogue.Le président Gustavo Petro, devenu en août le tout premier dirigeant de gauche colombien, s’est engagé à adopter une approche moins belliqueuse pour mettre fin à la violence perpétrée par les groupes armés.
Les nouveaux pourparlers ont été annoncés en octobre et devaient être organisés par le Venezuela, Cuba et la Norvège à tour de rôle.
ondée en 1964 par des syndicalistes et des étudiants sympathisants d’Ernesto «Che» Guevara et de la révolution cubaine, l’ELN reste à ce jour la seule guérilla constituée comme telle encore active en Colombie.
Selon les autorités, l’ELN compterait actuellement quelque 2.500 membres et est surtout présente dans la région du Pacifique et à la frontière avec le Venezuela, longue de 2.200 kilomètres.
Gustavo Petro a affirmé sa volonté de négocier avec l’ELN mais aussi avec les dissidents des ex-FARC (marxistes) qui rejettent l’accord de paix de 2016. Il souhaite également discuter avec les gangs de narcotrafiquants de leur reddition à la justice.
Avec AFP


