Bim Yéti, le 2e vice-président du conseil régional du Tchologo et ex-rédacteur en chef de ”Ivoir’soir”, a été inhumé, samedi, au cimetière de Ferkessédougou.
Pleurs ! Consternation, désolation et tristesse ont envahi tout le Tchologo, le samedi 15 novembre. Les populations étaient inconsolables. La raison, l’une des chevilles ouvrières de la région s’en est allée. Koné Moussa dit Bim Yéti. Il était le 2e vice-président du conseil régional du Tchologo présidé par le ministre d’État, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara.
Anciennement journaliste, rédacteur en chef de ‘’Ivoir’soir’’ et père de l’excellent journaliste culturel Dramous Yéti, Bim Yéti repose désormais et à jamais au cimetière de Ferkessédougou, auprès de ses ancêtres.
Journaliste émérite, spécialiste des questions de culture et de tourisme, bien connu des lecteurs des années 1985 à 2000, Bim Yéti était un dévoué, un pionnier et un véritable compagnon qui a su écrire, avec élégance et maestria, les plus belles pages de l’histoire de la Snpeci (Groupe Fraternité Matin). Du quotidien ‘’Ivoir’soir’’ à son engagement politique et social dans la région du Tchologo, l’homme n’a jamais cessé d’être un passionné des lettres. A en croire la qualité des personnalités présentes (corps préfectoral, conseillers régionaux, journalistes séniors, etc.) à ses obsèques jusqu’à l’inhumation au cimetière de Ferkessédougou.
Pour Arouna Ouattara, 5e conseiller régional, représentant le président du conseil régional du Tchologo, Bim Yéti était un homme de conviction : « Son engagement n’a jamais été dicté par un intérêt personnel. Bim Yéti a été porté par la conviction profonde de se mettre au service de la communauté. En tant que vice-président, il était guidé par un idéal : le travail bien fait, la rigueur, la transparence et l’équité, la justice, la solidarité et le bonheur partagé. Des valeurs qu’il incarnait au quotidien par un travail appliqué, avec le plus grand sérieux, souvent au péril de sa santé, aussi bien en tant que rédacteur en chef du quotidien Ivoir’soir qu’au sein du conseil régional ».
Bim Yéti était un homme profondément attaché à sa terre, Ferkessédougou. Selon l’émissaire de Téné Birahima Ouattara, c’était une partie de son âme, son combat et sa fierté. « Il connaissait les villages, les quartiers et les réalités. Il savait écouter, comprendre et conseiller. A sa famille biologique, nous exprimons toute notre compassion et notre solidarité. Le conseil régional perd une référence, un repère moral. Mais nous gardons de lui un héritage précieux. Son passage au conseil régional marque l’accompagnement d’un rêve qu’il a porté avec ferveur. Il tenait profondément à voir le siège du conseil régional achevé. Hélas, le destin ne lui en aura pas laissé le temps. Mais son esprit et son dévouement demeurent à jamais inscrits dans ces murs », a-t-il témoigné.
Il aura effectué un dernier passage au siège du conseil régional et dit un ultime au revoir à sa famille au domicile familial, avant d’être porté en terre au cimetière municipal de Ferké. Repose en paix, cher Bim Yéti et que le Tout- Puissant miséricordieux t’accorde la paix éternelle! .



