
La Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) a menacé de suspendre l’approvisionnement en électricité au Libéria, en raison d’une dette colossale de 19,6 millions de dollars, soit 11,6 milliards FCFA, impayée par la Liberia Electricity Corporation (LEC).
Un engagement non tenu
Le 26 août dernier, l’entreprise ivoirienne avait envoyé une mise en demeure aux autorités libériennes, leur intimant de régler la dette dans un délai de 15 jours sous peine de couper l’approvisionnement électrique.
“Ce niveau d’impayés représente une charge insoutenable pour le secteur ivoirien de l’électricité”, a-t-elle expliqué.
L’électricité du Libéria dépend largement de l’énergie excédentaire fournie par la Côte d’Ivoire, qui joue un rôle crucial dans la région grâce au Mano River Electricity Pool. En février 2024, la Liberia Electricity Corporation (LEC) avait promis de mettre en place un plan de remboursement pour régler cette dette, mais cet engagement reste non tenu. Ce manquement a intensifié les tensions entre les deux nations.
Face à la crise imminente, le ministre libérien des Finances, Anthony G. Myers, a manifesté sa préoccupation, tout en précisant que des discussions étaient en cours pour trouver une solution. Néanmoins, la menace d’une coupure d’électricité, programmée pour le 10 septembre, reste très sérieuse et pourrait avoir des conséquences sévères pour le Libéria.
Ce n’est pas la première fois que la Côte d’Ivoire se trouve dans une telle situation. En novembre 2022, la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) avait également été confrontée à des impayés de la part de l’Énergie du Mali (EDM), qui devait « 170 milliards de francs CFA », selon Patrice Achi, alors Premier ministre de la Côte d’Ivoire. En raison de ces créances impayées, la CIE avait réduit ses approvisionnements au Mali de 70 % depuis décembre 2023, aggravant les délestages dans ce pays.


