
“Jusqu’à présent, 25 corps ont été récupérés dans l’école et transférés à l’hôpital de Bwera”, a déclaré le porte-parole de la police ougandaise, en faisant référence à une ville proche de la frontière de la République démocratique du Congo (RDC). Toujours d’après ce porte-parole, cette attaque a été menée par les Forces démocratiques armées (ADF), une milice islamiste qui a prêté allégeance au groupe Etat islamique et qui est basée dans l’est de la RDC.
Dans cette école secondaire, “un dortoir a été incendié et un magasin de nourriture pillé”. “Huit victimes ont été retrouvées et sont toujours dans un état critique à l’hôpital de Bwera”, a ajouté le porte-parole. L’armée et la police ont, semble-t-il, poursuivi les assaillants en direction du parc national des Virunga, situé de l’autre côté de la frontière, en RDC, où se trouvent les ADF. Accusés par le gouvernement ougandais, les rebelles de l’ADF n’ont toutefois pas encore revendiqué ce lâche meurtre de masse.
Après avoir pris les armes en Ouganda, les ADF ont, petit à petit, pris pied dans l’est de la RDC dans les années 1990. Avec leur corollaire d’exactions revendiquées ou non. En effet, ils sont régulièrement accusées d’avoir tué des milliers de civils. Depuis 2019, certaines attaques des ADF dans cette partie de RDC ont été revendiquées par le groupe Etat islamique, qui décrit les combattants comme une branche locale, la Province de l’Etat islamique en Afrique centrale. Une affiliation très inquiétante dans cette partie de l’Afrique centrale en proie à l’insécurité.


