
Créés en conformité avec la loi 656 du 13 septembre 2013 et régis par un Arrêté interministériel, les comités de veille jouent un rôle central dans le contrôle de la commercialisation du coton et de l’anacarde en Côte d’Ivoire. Leur mission principale est d’assurer le respect des règles et procédures dans chaque département producteur afin de garantir la transparence et l’équité pour tous les acteurs de la filière. L’atelier visait à dresser un état des lieux de ces comités à l’occasion de la campagne 2025.
L’atelier a notamment permis d’identifier les enjeux rencontrés dans l’application des règles, d’échanger sur les bonnes pratiques et de définir des pistes d’amélioration. Les discussions ont abouti à un projet de modification de l’arrêté interministériel afin de mieux adapter les outils de suivi aux réalités du terrain. Par ailleurs, une réflexion a été engagée pour la création de comités de veille à l’échelle sous-préfectorale. Cette organisation plus fine permettra un suivi renforcé, facilitant une meilleure régulation au plus proche des producteurs et des commerçants.
Un engagement fort des autorités locales et du Conseil
Mamadou Berté, Directeur général du CCAK, a souligné la contribution essentielle du corps préfectoral dans la mise en œuvre du suivi des filières. Il a rappelé que ces comités existent depuis une décennie et constituent un pilier incontournable du dispositif national. « Il est aujourd’hui primordial d’impliquer pleinement les acteurs locaux, d’autant plus avec l’extension des activités au secteur du karité », a insisté M. Berté.
Selon le DG du Conseil, un encadrement rigoureux et une présence constante sur le terrain permettront d’accompagner efficacement le développement des filières et d’assurer un respect scrupuleux des règles commerciales. Le Directeur général a aussi mis l’accent sur la mission du Conseil, qui est de protéger les intérêts des producteurs tout en favorisant la performance et la durabilité des filières. Cette démarche se veut à la fois inclusive et transparente, traduisant une volonté partagée par l’État et les acteurs privés.
Une meilleure régulation pour un développement durable
L’atelier illustre la synergie entre les différentes parties prenantes – administration publique, Conseil et producteurs – en vue de garantir un suivi efficace et équitable de la commercialisation des filières coton, anacarde et karité. La mise en place de comités de veille sous-préfectoraux devrait renforcer la proximité avec les producteurs, facilitant la résolution rapide des éventuels litiges et améliorant la qualité de la régulation globale.
Cette dynamique s’inscrit dans la stratégie nationale qui vise un développement durable des principales filières agricoles ivoiriennes, connectant modernisation des pratiques, respect des normes et inclusion des acteurs de terrain. L’événement de Yamoussoukro confirme que la Côte d’Ivoire demeure déterminée à structurer ces secteurs clés, moteur d’emploi et de croissance, dans une approche responsable et efficace.


