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Carburant en Afrique de l’Ouest : les prix des carburants plus élevés à Abidjan et dakar…

 

En Afrique de l’Ouest, les prix du carburant affichent des disparités saisissantes au début de l’année 2026, allant du simple au double selon les pays. Le Sénégal occupe la tête du classement des pays où l’essence est la plus chère, avec des prix oscillant entre 920 et 990 FCFA le litre. Viennent ensuite la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, où le litre se négocie autour de 820-875 FCFA. En Côte d’Ivoire, chaque mois, le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a rendu publique la nouvelle grille tarifaire des produits pétroliers applicable sur l’ensemble du territoire national. Par une communication signée de la direction générale des hydrocarbures, les prix du super sans plomb, du gasoil, du pétrole lampant et du gaz butane ont été fixés pour la période allant du 1er au 31 mars 2026.

À l’opposé, le Niger propose le carburant le moins cher de la région, à environ 499 FCFA le litre, bénéficiant à la fois de sa production locale et du maintien de subventions étatiques. Le Nigeria, géant pétrolier de la région, affiche des prix encore plus bas (environ 354 FCFA) grâce à l’émergence d’une concurrence locale, notamment avec l’entrée en service de la raffinerie Dangote.

Les chiffres en Afrique de l’ouest
Ces écarts de prix s’expliquent par plusieurs facteurs. La réduction ou la suppression des subventions publiques constitue la première cause de flambée des prix, comme au Sénégal où le désengagement de l’État a fait exploser les tarifs. La fiscalité appliquée sur les produits pétroliers joue également un rôle déterminant dans le prix final à la pompe. La production locale n’est pas toujours synonyme de prix bas : la Côte d’Ivoire, bien que productrice, affiche des tarifs élevés en raison d’une fiscalité importante et de subventions limitées. À l’inverse, le Gabon, autre pays producteur, maintient des prix modérés autour de 595 FCFA. Dans la sous-région, les situations varient considérablement. Le Mali a récemment plafonné ses prix autour de 775 FCFA. Le Togo et le Bénin se situent dans une fourchette modérée d’environ 680 FCFA, mais subissent également l’impact de la réduction des subventions. La Guinée, avec sa monnaie nationale, affiche des prix équivalant à 800-900 FCFA, tandis que le Libéria propose du carburant autour de 500-600 FCFA. Ces disparités alimentent un phénomène de contrebande aux frontières, particulièrement avec le Nigeria où l’essence est très bon marché. Les prix restent par ailleurs sujets à des révisions fréquentes, hebdomadaires ou mensuelles, en fonction des décisions gouvernementales et des fluctuations des marchés internationaux.

Les prix sur l’ensemble du territoire national ivoirien
Une publication attendue par les transporteurs, les ménages et l’ensemble des acteurs économiques qui scrutent ces variations mensuelles. Pour ce mois de mars, les tarifs restent stables par rapport à la période précédente, maintenant ainsi un certain équilibre pour le pouvoir d’achat des populations. Pour ce qui est des carburants automobiles, le super sans plomb est maintenu à 820 francs CFA le litre sur toute l’étendue du territoire. Un prix qui demeure dans la fourchette habituelle pratiquée en Côte d’Ivoire ces derniers mois. Le gasoil, très utilisé par les transporteurs et le secteur agricole, s’affiche à 675 francs CFA le litre. Une stabilité qui devrait soulager les professionnels du secteur des transports, toujours attentifs à la moindre fluctuation de ce produit stratégique pour leurs activités. Le pétrole lampant, encore utilisé par de nombreux ménages pour l’éclairage dans les zones rurales non électrifiées, est fixé à 705 francs CFA le litre. Ce produit, moins médiatisé que les carburants automobiles, reste essentiel pour des milliers de foyers ivoiriens.

Les prix du gaz butane pour les ménages
Côté gaz butane, les tarifs varient selon le format des bouteilles, du plus petit conditionnement au plus grand. La bouteille de 6 kg, la plus utilisée par les ménages modestes, est proposée à 2.000 francs CFA. Un prix qui permet aux familles à faibles revenus d’accéder à une énergie propre pour la cuisson. Pour les formats intermédiaires, la bouteille de 12,5 kg coûte 5.200 francs CFA, celle de 15 kg est à 6.965 francs, la bouteille de 17,5 kg s’affiche à 8.125 francs, tandis que celle de 25 kg est fixée à 11.610 francs. Enfin, la bouteille de 28 kg, la plus grande du conditionnement domestique, est proposée à 13.000 francs CFA. Ces différents formats répondent à des besoins variés, du petit ménage urbain aux grandes familles ou aux petits restaurateurs qui utilisent le gaz en quantités importantes.

Ces prix doivent être affichés de manière visible par tous les commerçants et distributeurs pendant toute la période de validité, soit du 1er au 31 mars 2026.

Les prix spécifiques au district d’Abidjan
Dans le district d’Abidjan, des produits spécifiques destinés à des usages professionnels et industriels ont également vu leurs tarifs fixés pour le mois de mars. Le DDO, un distillat utilisé notamment dans l’industrie, est proposé à 622 francs le kilogramme, tandis que sa version exonérées, bénéficiant d’allégements fiscaux pour certains usages, s’affiche à 548 francs le kilogramme. Le fueloil 180, utilisé par l’industrie lourde et certaines centrales électriques, est fixé à 411 francs le kilogramme. Le butane vrac industriel, destiné aux entreprises, est proposé à 541,928 francs le kilogramme. Pour les bouteilles de plus de 28 kg, le tarif est aussi de 541,928 francs le kilogramme.

L’obligation d’affichage et les sanctions
Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie rappelle une exigence importante : ces prix doivent être affichés de manière visible par tous les commerçants et distributeurs pendant toute la période de validité, soit du 1er au 31 mars 2026. Une mesure destinée à protéger le consommateur et à garantir la transparence des transactions. La note officielle précise pareillement que tout commerçant contrevenant à ces dispositions s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Une manière de rappeler que le respect des prix fixés par l’État n’est pas une option, mais une obligation légale. Cette publication mensuelle des prix des produits pétroliers s’inscrit dans le dispositif de régulation mis en place par les autorités ivoiriennes pour maîtriser l’évolution des prix à la pompe et garantir un approvisionnement stable du marché.

La direction générale des hydrocarbures, sous la tutelle du ministère, assure le suivi de cette politique et veille à son application sur l’ensemble du territoire.
Pour les consommateurs, qu’ils soient particuliers ou professionnels, ces prix fixes pour un mois offrent une visibilité appréciable dans un contexte économique où les fluctuations internationales des cours du pétrole pourraient autrement se répercuter directement sur le marché local. Le mécanisme de régulation permet d’amortir ces variations et de maintenir une certaine stabilité des prix à la pompe. Le ministère invite donc les populations à prendre connaissance de ces nouveaux tarifs et à signaler tout manquement constaté dans leur application. Une façon d’associer les citoyens à la surveillance du respect de la réglementation et à la protection de leurs propres intérêts.

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