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Côte d’Ivoire : L’État numérise l’exonération fiscale des équipements d’énergies renouvelables

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape décisive dans sa transition énergétique et la modernisation de son administration publique. La cérémonie officielle de lancement de février de la plateforme digitalisée de demande d’Attestation d’Exonération de la TVA, de la TOB ainsi que des droits et taxes de douane applicables aux équipements d’énergies renouvelables s’est tenue ce vendredi 20 2026 à l’Ivotel, sous la présidence du Directeur général de l’Énergie, Ehouman Kalifa, en présence du Directeur général du Commerce extérieur, Touré Baba.

Au cours de cette cérémonie, le Directeur général de l’Énergie, Ehouman Kalifa, a transmis les chaleureuses salutations du membre du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly , aux participants, tout en soulignant l’importance stratégique de cette réforme.

Une réforme inscrite dans la dynamique de modernisation
Selon Ehouman Kalifa, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation de l’administration publique ivoirienne et dans l’accélération de la transition énergétique nationale. Il a rappelé que la Côte d’Ivoire s’est engagée résolument dans la lutte contre le changement climatique et la promotion d’un développement durable.

Le Directeur Général de l’Energie, Ehouman KalifaLe Directeur Général de l’Energie, Ehouman Kalifa
Dans le cadre de ses Contributions Déterminées au niveau National (CDN), le pays ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 45 % du mix électrique à l’horizon 2030, tout en renforçant l’efficacité énergétique. Pour atteindre ces objectifs, il est indispensable de créer un environnement incitatif, attractif et sécurisé pour les investisseurs et les opérateurs économiques du secteur.

Au-delà du cadre réglementaire, la modernisation de la procédure administrative elle-même devenait une nécessité
C’est dans cette perspective que s’inscrivent l’arrêté interministériel n°532 du 22 octobre 2024 ainsi que l’Avis aux importateurs relatifs aux matériels et équipements d’énergies renouvelables. Toutefois, au-delà du cadre réglementaire, la modernisation de la procédure administrative elle-même devenait une nécessité.

La plateforme numérique constitue ainsi une avancée majeure dans la transformation numérique de l’administration énergétique. Elle vise plusieurs objectifs essentiels : simplifier les démarches administratives, réduire les délais de traitement des demandes, renforcer la transparence et la traçabilité des procédures, sécuriser l’instruction des dossiers et améliorer durablement le climat des affaires.

Faciliter la tâche aux importateurs
Développée en étroite collaboration avec le Guichet Unique du Commerce Extérieur (GUCE), elle permettra désormais aux importateurs de soumettre leurs demandes en ligne, de suivre en temps réel l’évolution de leurs dossiers et d’interagir avec l’administration de manière plus fluide et plus efficace.

« Grâce à cette plateforme, les opérateurs économiques bénéficieront d’un traitement plus transparent et plus rapide de leurs dossiers », a indiqué Ehouman Kalifa, insistant sur le fait que cette réforme dépasse largement le cadre technique.

Cette digitalisation contribue directement à accélérer l’accès aux technologies propres, à réduire les coûts d’investissement dans les projets solaires, éoliens et hydrauliques.
Pour la Direction générale de l’Énergie, cette digitalisation est profondément stratégique. Elle contribue directement à accélérer l’accès aux technologies propres, à réduire les coûts d’investissement dans les projets solaires, éoliens et hydrauliques, et à structurer un marché national plus compétitif et plus professionnel.

En facilitant l’exonération de la TVA, de la TOB et des droits de douane sur les équipements d’énergies renouvelables, l’État ivoirien envoie un signal fort aux investisseurs : la transition énergétique est une priorité nationale, soutenue par des réformes concrètes et durables.

Une collaboration continue entre les administrations concernées
Ehouman Kalifa a également souligné que la réussite de cette plateforme repose sur la collaboration continue entre les administrations concernées et les usagers, dans un esprit de partenariat et de responsabilité partagée.

Intervenant avant lui, le Directeur général du Commerce extérieur, Touré Baba, a rappelé que si le passage à l’énergie propre constitue un impératif écologique, il représente également un impératif de compétitivité pour l’économie ivoirienne.

Le commerce extérieur ne se limite pas à la circulation des marchandises
Selon lui, le commerce extérieur ne se limite pas à la circulation des marchandises ; il s’agit surtout de la capacité du pays à importer les technologies de demain pour mieux produire et exporter après-demain.

Le Directeur Général du Commerce Extérieur, Touré BabaLe Directeur Général du Commerce Extérieur, Touré Baba
« En digitalisant l’exonération de la TVA, de la TOB et des droits de douane sur les équipements solaires, éoliens et hydrauliques, nous levons une barrière administrative majeure. Nous passons d’un système de contrôle a posteriori parfois lourd à une facilitation proactive des échanges », a-t-il déclaré.

Grâce à cette plateforme, l’accès aux technologies de pointe devient moins onéreux pour les PME et PMI…
Il a ajouté que le coût de l’énergie constitue l’un des principaux postes de dépenses des industries ivoiriennes. Grâce à cette plateforme, l’accès aux technologies de pointe devient moins onéreux pour les PME et PMI, les délais d’importation sont raccourcis, limitant ainsi les frais de surestaires et de stockage, tandis que la sécurité juridique des transactions est renforcée par une procédure dématérialisée et traçable.

Pour la Direction générale du Commerce extérieur, cette plateforme représente également une vitrine du dynamisme ivoirien. Elle démontre aux investisseurs internationaux que la Côte d’Ivoire modernise ses outils pour s’aligner sur les normes mondiales du commerce sans papier.

Le pays prépare ses entreprises à répondre aux exigences croissantes des « marchés verts » internationaux
En encourageant l’importation de matériels de production d’énergie renouvelable à moindre coût, le pays prépare ses entreprises à répondre aux exigences croissantes des « marchés verts » internationaux, notamment en particulier l’empreinte carbone des produits d’exportation.

Touré Baba a par ailleurs rappelé que cette démarche s’inscrit dans le cadre du Programme de Vérification de la Conformité (VOC), déployé en Côte d’Ivoire depuis le 1er juillet 2019. Les contrôles et inspections sont réalisés par quatre prestataires concessionnaires de service public : Bureau Veritas, Cotecna, SGS et Intertek, qui procèdent aux contrôles de conformité avant l’embarquement à destination de la Côte d’Ivoire.

À compter du deuxième semestre 2026, ce programme couvrira la quasi-totalité des importations ivoiriennes
À compter du deuxième semestre 2026, ce programme couvrira la quasi-totalité des importations ivoiriennes, garantissant ainsi la qualité et la conformité des produits aux normes nationales.

Au terme de la cérémonie, les intervenants ont réaffirmé l’engagement de l’État à faire de cette plateforme un véritable accélérateur pour les activités économiques. La Direction générale du Commerce extérieur restera entièrement mobilisée aux côtés des Douanes et des Impôts afin d’assurer son efficacité.

À travers cette réforme, la Direction générale de l’Énergie réaffirme, au nom du ministre, son ambition de bâtir une administration moderne, efficace et orientée vers les résultats, tout en consolidant un secteur énergétique compétitif et durable.

 

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