Les courses hippiques, communement appelées PMU en référence au Pari Mutuel urbain, représentent la plus grande manne pour la lottérie nationale de Côte d’ivoire (Lonaci). Selon Dramane Coulibaly, directeur général adjoint de la Lonaci « Les courses hippiques représentent l’offre de jeux majoritaire…..Cela va de 95 à 97 %, très loin devant les jeux de grattage et autres tombolas. » En effet, la Lonaci est l’une des rares entréprises publiques à ne pas connaître la crise. En 2014, la loterie nationale de Côte d’Ivoire a affiché un résultat brut de 39 milliards de francs CFA . Cependant, elle affiche toujours sa dépendance au Pari mutuel urbain (PMU), la plus importante société française de courses hippiques à qui elle a reversé autour de 2,5 % de redevances. Tout comme les autres loteries nationales africaines, la Lonaci se sent en danger face à sa dépendance de la France. « C’est une véritable épée de Damoclès qui pèse sur nos têtes, s’inquiète Dramane Coulibaly. Quand on est dépendant à plus de 95 % d’un autre, il y a des paramètres qu’on ne peut pas toujours maîtriser. Il devient urgent de développer d’autres pistes. » Ainsi, dans une perspective à terme, la Lonaci souhaite ramener à 50 % la part du pari mutuel dans son chiffre d’affaires en développant des offres comme le pari sportif, le Loto ou d’autres jeux de grattage. Un projet de lancer des paris hippiques locaux est même évoqué. Il faudra pour cela construire un hyppodrome. Une chose est de rêver, l’autre est sa mise en pratique. La France acceptera-elle dans le contexte actuel de ses ralations avec le gouvernement ivoirien cette approche d’indépendance?
Kondo CD



