04232026Headline:

Energie: Bamako s’endette auprès de la BID pour stabilisateur son réseau électrique


Les autorités maliennes pronostiquent désormais sur les énergies compétitives. Le Mali vient de débloquer un financement de 36 milliards FCFA avec la BID pour sécuriser le réseau électrique de Bamako. Un projet de ligne haute tension pour stabiliser l’alimentation électrique de la capitale malienne. La Banque Islamique de Développement permet la parachèvement d’une boucle électrique cruciale pour Bamako.

Le gouvernement malien vient de donner le feu vert à un investissement majeur pour le secteur de l’électricité. En Conseil des ministres, il a ratifié les accords de financement avec la Banque Islamique de Développement (BID) pour la réalisation de la « Boucle Nord 225 kV ». Cette infrastructure, destinée à ceinturer la capitale, vise à mettre un terme aux délestages récurrents qui perturbent la vie des Bamakois et le développement économique de la région.

Une enveloppe de 36 milliards pour une infrastructure clé
Le projet est maintenant sur les rails financièrement. Les textes adoptés par le gouvernement officialisent un accord-cadre et un accord de mandat signés avec la BID en septembre 2024. Le partenaire financier basé à Djeddah met ainsi à disposition du Mali une enveloppe globale de 36 068 milliards de francs CFA. Ce montant substantiel est entièrement destiné à la construction de cette ligne à très haute tension, identifiée comme une priorité pour la stabilité du réseau national. La ratification par le Conseil des ministres ouvre la voie à la phase de réalisation concrète des travaux. La « Boucle Nord 225 kV » n’est pas qu’un simple câble. Il s’agit d’un ouvrage structurant conçu pour renforcer la robustesse du réseau électrique de la zone métropolitaine de Bamako. Son tracé en boucle doit permettre de mieux répartir les flux d’électricité et de limiter l’impact des pannes techniques, qui sont à l’origine de nombreuses coupures.

Ce projet va faciliter l’injection dans le réseau de la capitale de l’électricité produite par l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) et provenant des différentes interconnexions régionales.
L’intégration de ces sources d’énergie, souvent moins coûteuses à produire, est un levier essentiel pour le gouvernement qui espère, à terme, maîtriser les coûts de distribution et répondre à une demande en croissance constante des ménages et des entreprises. Pour les autorités de la Transition, cette boucle électrique représente bien plus qu’un projet technique. Elle est présentée comme une pièce maîtresse de la souveraineté énergétique du pays. La sécurisation de l’alimentation de Bamako, qui concentre une grande partie de l’activité économique et administrative, est une condition sine qua non pour tout plan de développement. L’annonce de ce financement intervient d’ailleurs dans un contexte où la fiabilité du réseau reste une gravité majeure des pouvoirs publics et de la population. La concrétisation de la Boucle Nord serait donc un pas tangible vers l’objectif affiché d’offrir un service électrique de qualité, stable et accessible, à l’ensemble des usagers maliens.

What Next?

Recent Articles