La ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, Professeur Mariatou Koné, a procédé, le mercredi 11 février 2026, à l’ouverture officielle du séminaire-bilan de la Direction générale du Portefeuille de l’État (DGPE). Placée sous le thème « Bilan 2025, stratégie 2026-2030 et perspectives sur la gestion du portefeuille de l’État », cette rencontre réunit les experts de la DGPE ainsi que ceux du cabinet international Boston Consulting Group (BCG), dans une dynamique de réflexion stratégique et d’amélioration continue.
Dès l’entame de son intervention, la ministre Mariatou Koné a réaffirmé son engagement à consolider les acquis et à inscrire l’action de son département dans une logique de performance durable. Elle a souligné que ce séminaire s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, fondée sur « la constance de l’action publique et l’exigence de résultats ». Pour elle, la gestion du portefeuille de l’État doit désormais répondre à des impératifs renforcés de performance, de transparence, de redevabilité et de création durable de valeur, dans un environnement mondial de plus en plus compétitif et exigeant.
La stratégie de 2026-2030 comme une ambition renouvelée
Présentant la stratégie 2026-2030 comme une ambition renouvelée, le Professeur Mariatou Koné a décliné plusieurs priorités majeures. La première porte sur la consolidation de la gouvernance économique et financière. Il s’agit, selon elle, de renforcer les mécanismes de contrôle, d’évaluation et de pilotage afin d’assurer une gestion rigoureuse et efficiente des participations de l’État.
La deuxième priorité concerne l’optimisation de la performance des entreprises publiques. La ministre a insisté sur la nécessité d’une gestion plus rigoureuse, transparente et alignée sur les standards internationaux. L’objectif est clair : faire des entreprises publiques de véritables leviers de croissance, capables de contribuer efficacement au développement économique et social du pays.
Elle a instruit la DGPE d’accélérer les travaux sur deux chantiers qui lui tiennent particulièrement à cœur
Dans cette dynamique, elle a instruit la DGPE d’accélérer les travaux sur deux chantiers qui lui tiennent particulièrement à cœur. Il s’agit, d’une part, de « la révision des modèles économiques des entreprises en difficulté afin de garantir leur viabilité et leur contribution au développement national » et, d’autre part, de « l’encadrement des charges de personnel des entreprises publiques pour améliorer l’efficacité et la soutenabilité financière ». Pour la ministre, ces réformes sont indispensables pour préserver l’équilibre financier du portefeuille de l’État et assurer sa pérennité.
Toutefois, au-delà des chiffres et des indicateurs financiers, le Professeur Mariatou Koné a tenu à mettre en avant la dimension humaine de la réforme. Elle a insisté sur la valorisation du capital humain, affirmant qu’« aucune stratégie ne peut réussir sans des femmes et des hommes compétents, engagés et fiers de servir l’État ». Dans un contexte de transformation structurelle, la compétence, l’éthique et l’engagement des agents constituent, selon elle, le socle de toute réussite durable.
Une attention particulière sera accordée aux jeunes talents
Sous les applaudissements des agents de la DGPE, la ministre a annoncé qu’une attention particulière sera accordée aux jeunes talents. « Une attention particulière sera portée aux jeunes talents, afin de leur offrir des conditions favorables pour s’épanouir pleinement et faire carrière au sein de l’administration du portefeuille de l’État », a-t-elle déclaré. Cette orientation traduit la volonté d’inscrire la gestion du portefeuille dans une dynamique intergénérationnelle et innovante.
La feuille de route présentée repose ainsi sur trois piliers majeurs. Le premier est la création de valeur durable, en dépassant les simples indicateurs financiers pour intégrer la dimension sociale et l’intérêt général. Le deuxième pilier est l’anticipation, avec le passage d’un contrôle passif à un pilotage proactif des entreprises publiques. Enfin, le troisième pilier est la transparence, afin de garantir une redevabilité totale envers les citoyens, le portefeuille de l’État constituant avant tout le patrimoine des Ivoiriens.
La ministre a rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, le ministre Moussa Sanogo, saluant le travail remarquable accompli et les bases solides posées pour la modernisation du portefeuille de l’État.
Pour sa part, le directeur général de la DGPE, Bamba Seydou, a assuré que les travaux du séminaire déboucheront sur « des plans d’actions concrets, réalistes dans leurs délais mais ambitieux dans les objectifs ».
Il a rappelé que la gestion du portefeuille de l’État exige discipline, maîtrise des risques, professionnalisme et exigence de résultats. « Elle requiert une capacité constante d’adaptation et un sens élevé de la responsabilité », a-t-il soutenu, invitant l’ensemble des acteurs à redoubler d’engagement au service de l’État et des citoyens.




