
La lutte contre la corruption est un marathon, pas un sprint. Les pays africains doivent persévérer dans leurs efforts pour améliorer leur gouvernance et offrir un avenir meilleur à leurs citoyens. Dans la lutte contre la corruption, l’Afrique se trouve encore entre discours et réalité. Où en sont les pays ?
Transparency International dresse un bilan mitigé
L’Indice de perception de la corruption (IPC) 2024, publié par Transparency International, révèle des disparités significatives dans la lutte contre la corruption en Afrique. Si certains pays affichent des progrès notables, d’autres stagnent ou reculent, montrant que les discours politiques ne se traduisent pas toujours en actions concrètes.
À l’autre extrémité du classement, des pays comme le Nigeria (26, 140e place) et le Maroc (37, 99e place) continuent de lutter contre des niveaux élevés de corruption. Le Nigeria, malgré une légère amélioration par rapport à 2023, reste l’un des pays les plus corrompus d’Afrique. Les pays fragiles et touchés par des conflits, comme le Soudan du Sud (8), la Somalie (9) et la Libye (13), figurent parmi les plus mal classés au monde.
L’IPC classe 180 pays et territoires sur une échelle de 0 à 100, où 0 signifie une corruption très élevée et 100 une absence de corruption. En 2024, près de 6,8 milliards de personnes, soit 85 % de la population mondiale, vivent dans des pays dont l’IPC est inférieur à 50. Cela souligne l’ampleur du défi à relever, notamment en Afrique, où la corruption menace le développement économique et la mobilisation des fonds climatiques essentiels.
Les bons élèves africains
Parmi les pays africains, le Cap-Vert se distingue avec un score de 62, le plaçant à la 35e place mondiale. Le Botswana et le Rwanda suivent de près avec un score de 57 chacun, se classant à la 43e place. Ces pays sont souvent cités en exemple pour leurs efforts en matière de bonne gouvernance et de transparence.
Le Sénégal, le Bénin et la Côte d’Ivoire affichent des scores identiques de 45, se positionnant à la 69e place. La Côte d’Ivoire, en particulier, montre une légère amélioration par rapport à 2023, où elle se classait à la 87e place. Ces résultats témoignent d’une volonté de réforme, même si des efforts supplémentaires sont nécessaires pour consolider ces avancées.
Les mauvais élèves
À l’autre extrémité du classement, des pays comme le Nigeria (26, 140e place) et le Maroc (37, 99e place) continuent de lutter contre des niveaux élevés de corruption. Le Nigeria, malgré une légère amélioration par rapport à 2023, reste l’un des pays les plus corrompus d’Afrique. Les pays fragiles et touchés par des conflits, comme le Soudan du Sud (8), la Somalie (9) et la Libye (13), figurent parmi les plus mal classés au monde. Ces nations sont confrontées à des défis structurels qui rendent la lutte contre la corruption particulièrement difficile.
La corruption ne se limite pas à un problème moral ou politique. Elle a des conséquences directes sur le développement économique et social. Elle entrave la lutte contre la pauvreté, décourage les investissements étrangers et compromet l’efficacité des fonds climatiques destinés à protéger les populations vulnérables.
Certains pays africains montrent la voie, comme le Cap-Vert et le Rwanda. Beaucoup d’autres ont encore un long chemin à parcourir. Les discours politiques doivent se traduire en actions concrètes, avec des réformes institutionnelles et une volonté ferme de sanctionner les actes de corruption.


