Qui finance réellement la CEDEAO ? Qui est derrière l’ONU ? D’un point de vue géopolitique, une institution sous régionale pèse extrêmement lourd qu’aucun pays du globe ne va s’entêter à la prendre financièrement en charge.
Fonctionnant comme une association d’États ayant une vision commune dressée sur un destin lié, la CEDEAO vit toujours des cotisations de membres qui ont leurs fonctionnaires impliqués dans la gestion de l’institution.
La France, un partenaire stratégique mais pas un bailleur de fonds
Selon un diplomate, « les pays du Sahel n’ont pas quitté la CEDEAO pour une faute de cotisation, mais un désir d’éviter la décision politique de l’institution qui combat les coups d’Etat avec sa toute dernière énergie. Le personnel dans les différentes instances sont des Sénégalais, Ivoiriens, Gambiens, Nigérians, Maliens, etc. pris totalement en charge par les cotisations de leur pays d’origine. Cette mission a réussi à l’institution sous-régionale depuis sa création le 28 mai 1975 par des militaires putschistes ».
« Toutes les autres communautés économiques de l’Afrique centrale, du sud et du nord sont venues apprendre de l’expérience de la CEDEAO », souligne un expert.
Contrairement à certaines croyances, la France ne finance pas la CEDEAO. « La France, ça ne finance pas. Ça puise », affirme un ancien diplomate de carrière. « C’est difficile pour les Africains de convaincre l’Élysée de verser un centime du contribuable français pour une cause ouest-africaine. La France profite, mais elle ne finance point », précise-t-il. Si la France exerce une influence politique, elle ne contribue pas directement au budget de l’organisation.
Une institution pionnière en Afrique
Créée le 28 mai 1975, la CEDEAO est considérée comme la première organisation sous-régionale en Afrique. « Toutes les autres communautés économiques de l’Afrique centrale, du sud et du nord sont venues apprendre de l’expérience de la CEDEAO », souligne un expert. Les décisions sont prises par les chefs d’État lors des sommets, sur avis des ministres des Affaires étrangères, renforçant ainsi son caractère démocratique et inclusif.
Selon les textes, la CEDEAO détient un fonctionnement autonome de la prise décision politique à l’action socioéconomique et elle se finance elle-même à 90% grâce aux prélèvements communautaires reversés par les États membres.
Les décisions de la CEDEAO se prennent par les Chefs d’État de la CEDEAO au cours des sommets après avis des Ministres des affaires étrangères. La CEDEAO est la première organisation sous régionale en Afrique. Toutes les autres communautés économiques de l’Afrique centrale, du sud, du nord sont venues apprendre de l’expérience de la CEDEAO en 2024.



