Depuis le mois d’avril 2025, le ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage mène une évaluation nationale des établissements privés. L’opération vise à vérifier leur conformité et à relever le niveau global de l’offre éducative. Ainsi, 22 écoles privées sont fermées.
22 écoles hors-jeu
Le verdict est tombé : 22 établissements sur plus de 450 contrôlés ont perdu leur agrément.
En cause, des manquements graves aux normes de qualité et d’hygiène.
Le ministère a immédiatement fermé ces écoles et prévenu les familles d’élèves.
La plupart se situent dans le district d’Abidjan, où certains fondateurs auraient ouvert des structures sans véritable projet éducatif, mais avec une logique purement financière.
Vers de nouvelles règles du jeu
Le ministère va durcir les conditions d’ouverture. Désormais, tout établissement devra prouver un projet pédagogique clair et sa capacité de gestion avant d’obtenir une autorisation.
Un classement inédit
Cette campagne de contrôle, appuyée par la Banque mondiale à travers le Pagds, a débouché sur un classement national des établissements privés de l’enseignement technique.
Le ministère a créé cinq catégories, de A pour les plus performants à E pour les non autorisés.
Résultat : les écoles classées E n’accueilleront plus aucun élève.
Par ailleurs, celles classées D ne recevront pas de nouveaux affectés pour la rentrée 2025-2026.
Cap sur la qualité
Les inspecteurs ont évalué la gestion administrative, la conformité des programmes et l’état des infrastructures.
Ils ont porté une attention particulière à l’hygiène, notamment aux sanitaires, qu’ils jugent essentiels pour un apprentissage de qualité.
Résultat ? 22 écoles privées sont fermées.
Un atelier bilan à Yamoussoukro a réuni les fondateurs. Le message est clair : l’heure est à l’assainissement et à l’amélioration continue des résultats scolaires.



