Les élèves des classes de Troisième et de Terminale des établissements secondaires publics et privés de Ouragahio, commune située à 17 kilomètres de Gagnoa, ont entamé le lundi 23 février 2026 les épreuves des examens blancs organisées sous l’égide de la Direction régionale de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation du Gôh (DRENA Gôh). Cette étape importante du calendrier scolaire s’inscrit dans la dynamique de préparation intensive aux examens nationaux de fin d’année.
Dès les premières heures de la matinée, les candidats ont convergé vers leurs différents centres de composition. La première journée a été consacrée à l’épreuve de français, discipline fondamentale aussi bien pour le BEPC que pour le Baccalauréat. Cette session d’évaluation s’étendra sur trois jours et se terminera le mercredi 25 février 2026.
Les candidats concentrés
Selon le constat fait par notre source sur place, les épreuves se déroulent dans le calme et la discipline. Dans les salles de classe, l’atmosphère était empreinte de concentration. Les candidats ont pris place sous la surveillance attentive des surveillants, dans le strict respect des dispositions organisationnelles arrêtées par les responsables d’établissements. Contrôle d’identité, installation ordonnée, rappel des consignes : tout a été mis en œuvre pour recréer les conditions réelles des examens officiels.
Ces examens blancs ont pour objectif principal de placer les élèves dans une situation similaire à celle qu’ils vivront lors des épreuves nationales. Au-delà de la simple évaluation académique, il s’agit d’un exercice permettant stratégique aux candidats d’identifier leurs points faibles, de corriger leurs lacunes et d’améliorer leur gestion du temps.
Les sujets étaient abordables, mais il fallait bien gérer le temps
Mlle Ouraga Céline, élève en classe de Terminale, confie à la fin de l’épreuve : « Les sujets étaient abordables, mais il fallait bien gérer le temps. Cet examen blanc nous permet de nous situer avant le Baccalauréat. » Pour elle, cette simulation constitue un repère essentiel dans la dernière ligne droite vers l’examen final.
Même son de cloche chez Mlle Yao Amenan Epiphanie, élève en classe de Troisième. « J’étais un peu stressée au début, mais après la lecture des sujets, j’ai repris confiance. Cet examen blanc nous aide à mieux nous préparer au BEPC et à connaître notre niveau réel », explique-t-elle. Comme beaucoup d’élèves, elle reconnaît que le stress fait partie intégrante de l’expérience, mais que ce type d’exercice contribue à renforcer l’assurance.
Une initiative salutaire
Digbo Oyourou Désiré, élève en Terminale D1, estime également que cette initiative est salutaire. « Ce type d’évaluation nous met dans les conditions réelles de l’examen. Cela nous aide à corriger nos faiblesses, surtout dans les matières principales », souligne-t-il. Pour lui, ces examens blancs représentent un véritable outil d’auto-évaluation.
Mlle Kpolo Rosé, en Terminale D, partage cette analyse. « Nous sommes dans les conditions de l’examen. Cela nous motive à redoubler d’efforts pour réussir », affirme-t-elle, déterminer.
Du côté des responsables éducatifs contactés, l’on insiste sur la portée pédagogique et psychologique de ces évaluations
Du côté des responsables éducatifs contactés, l’on insiste sur la portée pédagogique et psychologique de ces évaluations. Elles constituent une étape cruciale dans la préparation des candidats, tout en permettant aux encadreurs d’identifier d’éventuelles insuffisances pédagogiques. Les résultats issus de ces examens blancs serviront ainsi de base pour ajuster les méthodes d’enseignement et renforcer l’accompagnement des élèves.
À travers le bon déroulement de cette première journée, la DRENA Gôh réaffirme sa volonté de consolider la qualité de l’encadrement pédagogique dans la région. Plus qu’un simple test, ces examens blancs apparaissent comme un baromètre décisif du niveau des candidats et un levier stratégique pour optimiser la réussite scolaire dans le département.



