04222026Headline:

Education nationale : Les fondateurs d’établissements privés crient famine et appellent l’Etat au secours

Le Porte-parole de la Fédération Nationale de l’Enseignement Privé de Côte d’Ivoire (FENEPLACI ) Betty Effinistand, supplie l’Etat ivoirien à leur venir en aide en payant ce qui leur revient de droit. A l’en croire, les fondateurs d’établissements attendent plus de 130 milliards de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Les fondateurs d’établissements privés laïcs d’enseignement et de formation en Côte d’Ivoire broient du noir à l’approche du nouvel an. Les paiements des frais de scolarité des élèves, dus par l’État (de la 6e à la terminale), sont toujours attendus. Selon le porte-parole de la FENEPLACI, un peu plus de 130 milliards de FCFA devraient leur être versés. Cependant, les fondateurs expliquent avec étonnement que les mandats sont bloqués au Trésor public depuis novembre 2024, sans aucune action pour satisfaire ce besoin vital.

Un appel à la régularité des paiements
Les fondateurs appellent donc au règlement des frais de scolarité aux dates indiquées par la Convention Collective avec les établissements scolaires privés, à savoir le 30 mars, le 30 juin et le 30 septembre. « Nous avons commencé la nouvelle année scolaire 2024-2025 sans un début de paiement de l’année scolaire 2023-2024 passée. Comment pouvons-nous faire face aux impôts et à la CNPS qui nous mettent la pression ? Si l’État arrive à payer les fonctionnaires, qu’il nous permette d’en faire autant avec nos personnels ! Nous apprenons que certains sont payés et d’autres non. Si c’est vrai, ce n’est pas normal ! » expliquent-ils par la voix de leur parole.

Le Trésor Public avait un stock d’arriérés de subventions 2022-2023 qu’il s’efforce d’apurer cette année
Une source du Trésor Public nous a confié : « Le Trésor Public avait un stock d’arriérés de subventions 2022-2023 qu’il s’efforce d’apurer cette année. Les nouvelles subventions 2023-2024 seront payées dans le courant de la nouvelle année. »

Les conséquences sur les établissements privés
Cette situation met les établissements privés en grande difficulté, incapables de régler leurs obligations fiscales et sociales, et d’assurer les paiements de leurs personnels. Le retard des subventions menace non seulement la qualité de l’éducation mais aussi le bien-être des enseignants et du personnel administratif.

« Il est impératif que l’État respecte les dates de paiement pour éviter une situation chaotique. On espère que nos revendications seront entendues et qu’une solution rapide sera trouvée pour permettre à tous de démarrer l’année 2025 dans la sérénité » a supplié Betty Effinistand.

 

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