Le zèle d’individus surexcités, a failli coûter la vie au caporal-chef B. Sétigui en service à la Brigade de surveillance du sud-ouest ( Bsso).
Accusé d’enlèvement d’enfant en cette période où c’est exposer sa vie en se rendant coupable de ce délit, il a vécu un moment infernal. En effet, selon ce qui est rapporté par nos sources, bénéficiant d’une permission de sa hiérarchie, B. Sétigui quitte San-Pedro où il est en service et se retrouve, le jeudi 5 février 2015 à Abidjan. Tout de suite débarqué sur les bords de la lagune ébrié, il file à son domicile situé au quartier PK 18, à Abobo.
Peu de temps après, il décide d’aller rendre visite à sa sœur B. Nassira et lui signifier par la même occasion, sa présence à Abidjan, pour juste quelques jours. Cette dernière habite non loin de chez lui. Et la distance, il la fait à pied. Mais alors qu’il n’est qu’à quelques pas seulement de sa destination, il voit dans la rue, sa nièce B. Nabitou, âgée seulement de 2 ans. Cette dernière, le torse nu, joue hors de la cour. En cette période d’enlèvement d’enfant, le militaire voit là qu’il est dangereux de laisser les mômes dans les rues, sans surveillance. Alors, il prend sa nièce dans les bras, dans le but de la ramener à sa mère. Là, il se voit subitement couper la route par un homme qui lui demande avec autorité où il va de ce pas avec la fillette ? Et alors qu’il explique ses liens familiaux avec l’enfant, une foule s’amasse autour de lui. Et c’est l’enfer pour lui.
Après lui avoir arraché la gosse, des individus en nombre impressionnant, se jettent sur lui et se mettent à le rosser. Battu à sang, il doit la vie à un détachement de la police alertée. Extirpé des mains de ses bourreaux qui entre temps, se dispersent en prenant la fuite, on découvre avec l’intervention de sa sœur accourue, qu’il n’était en réalité qu’un pauvre innocent. L’enfant est bien sa nièce et il la ramenait à sa maman.
Au commissariat de police où il est conduit, il porte plainte contre inconnu. Après quoi, toujours selon nos sources, B. Sétigui se retrouve dans un hôpital, pour des soins. On peut le dire, le soldat a vraiment eu une sacrée chance.
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