BK, jeune maçon âgé de 26 ans, a été condamné à trois mois de prison ferme après avoir été reconnu coupable du vol de six sacs de ciment sur un chantier à Bingerville.
L’affaire, qui a débuté par des soupçons de détournement de matériaux, a rapidement pris une tournure judiciaire. Mis à l’écart par son employeur en raison de soupçons de vol, BK continuait à rendre visite à ses anciens collègues. Mais peu après l’une de ses visites, six sacs de ciment ont disparu, déclenchant une enquête policière.
Après avoir été interpellé, BK a avoué les faits, expliquant avoir vendu chaque sac à 3 000 FCFA, bien en dessous du prix habituel de 5 000 FCFA. Toutefois, pour le chef du chantier, ces vols ne seraient que la partie visible d’un détournement de plus grande ampleur. Selon lui, six tonnes de ciment ont disparu au fil des mois, ce qui représenterait une perte estimée à 540 000 FCFA.
Une sanction lourde pour six sacs de ciment
Lors du procès, le juge a précisé que BK était jugé uniquement pour le vol des six sacs et non pour les six tonnes évoquées par le chef du chantier. Malgré cela, la sentence a été sévère. En plus des trois mois de prison ferme, BK a écopé de dix ans de privation de ses droits civiques et de cinq ans d’interdiction de paraître sur le territoire ivoirien, étant de nationalité burkinabé. Il devra également rembourser 30 000 FCFA pour les sacs de ciment volés.
Après avoir été interpellé, BK a avoué les faits, expliquant avoir vendu chaque sac à 3 000 FCFA, bien en dessous du prix habituel de 5 000 FCFA.
Cette décision a suscité des réactions mitigées. D’un côté, certains estiment que la rigueur du jugement vise à dissuader tout vol sur les chantiers, un fléau qui pèse lourd sur le secteur du bâtiment. D’un autre, d’aucuns s’interrogent sur l’équilibre entre la gravité des faits reprochés et la sanction prononcée.
Des soupçons plus vastes restent en suspens
Malgré la condamnation de BK, le chef du chantier reste convaincu qu’un trafic bien plus large a eu lieu. Il affirme que les vols remontent à plusieurs mois et qu’une enquête plus approfondie aurait pu révéler d’autres complices et de plus grandes quantités détournées.
L’affaire soulève ainsi la question de la sécurité sur les chantiers et du contrôle des matériaux. Si la justice a tranché sur le cas de BK, le mystère autour des tonnes de ciment disparues reste entier.



