À Bouna, dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, un jeune bouvier a été condamné à 12 mois de prison ferme pour avoir volé huit (8) bœufs.
Le tribunal de première instance de Bouna a condamné, le mercredi 29 octobre 2025, un jeune bouvier âgé de 30 ans, à 12 mois de prison ferme et à une amende de 300 000 FCFA pour avoir abusé de la confiance de son employeur. Selon la sentence prononcée, le jeune bouvier est reconnu coupable de la disparition de huit (8) bœufs appartenant à son employeur. Ce vol de bœufs , devenu un sujet de discussion dans la région du Bounkani, est une fois de plus les dérives autour de la gestion des troupeaux dans les zones pastorales du nord.
Des bœufs disparus et des soupçons grandioses
Employé pour garder un troupeau d’environ 40 têtes de bétail, le jeune bouvier avait déclaré avoir perdu huit (8) bœufs lors du pâturage. Malgré plusieurs jours de recherche dans la brousse, les animaux n’ont jamais été retrouvés. Son employeur, inquiet, a fini par saisir la justice après avoir constaté des incohérences dans les explications du jeune bouvier. Lors de l’audience, le prévenu a gardé une attitude distante, refusant de répondre clairement aux questions du juge. Ce comportement avait renforcé les soupçons du tribunal, qui a estimé que Boly Ali préférait dissimuler la vérité sur la disparition des 8 bœufs, caractérisant ainsi un abus de confiance aggravé.
Une condamnation exemplaire pour dissuader les dérives
Dans son verdict, le tribunal de Bouna a non seulement condamné le bouvier à un an de prison ferme, mais aussi à verser 3 millions de FCFA à son employeur, somme correspondant à la valeur estimée des bœufs perdus. À cela s’ajoute une amende de 300 000 FCFA au profit du Trésor public. Cette décision se veut exemplaire pour dissuader d’autres cas similaires dans une région où la garde du bétail repose souvent sur la confiance entre employeurs et bergers. Elle rappelle aussi la responsabilité morale et professionnelle qui incombe aux bouviers dans la gestion des troupeaux. À travers ce jugement, la justice ivoirienne envoie un message clair : la négligence ou la malhonnêteté dans les activités pastorales ne resteront pas impunies.



