A Angouakro, village situé à 11 km de M’Bahiakro, dans le département de Ouellé, la consommation d’une locale frelatée, communément appelée « koutoukou » à fait six (6) victimes, dont un mort dans une même famille.
Toute la région de l’Iffou a été plongée dans l’émoi, le dimanche 4 janvier 2026. Alors que les populations d’Angouakro sortiront des fêtes de Noël et du Nouvel An, les membres d’une même famille se sont réunis un week-end, pour partager une bouteille de koutoukou ensemble. Mais, ils étaient loin de s’en rendre compte que la consommation d’une bouteille de koutoukou , boisson qu’ils boivent d’habitude, allait occasionner un drame.
Un week-end noir à Angouakro
D’après le chef du village, Koffi Kouadio, les six victimes, toutes issues de la même famille, se sont retrouvées dans la journée du dimanche 4 janvier 2026 pour partager environ un litre de koutoukou. Quelques minutes seulement après la consommation, les premiers signes de malaise apparaissent. Les victimes ont commencé à ressentir de violentes douleurs abdominales, accompagnées de troubles inquiétants.
Les cinq autres membres de la famille ont été évacués en urgence à l’hôpital général de M’Bahiakro, où ils ont reçu des soins intensifs.
Malgré les tentatives de secours, Kouakou Kan Roland, connu sous les initiales KKR, n’a pas survécu à l’ivresse. Il est décédé avant l’arrivée à l’hôpital. Les cinq autres membres de la famille ont été évacués en urgence à l’hôpital général de M’Bahiakro, où ils ont reçu des soins intensifs. Leur état de santé s’est progressivement amélioré, permettant leur sortie le lundi 5 janvier 2026.
Une enquête ouverte pour intoxication
Alertés, les éléments de la brigade de gendarmerie de Ouellé, accompagnés de l’infirmier Amani Toto du Centre de santé urbain (CSU) d’Ananda, se sont rendus sur les lieux pour effectuer les premiers constats. Les observations médicales et sécuritaires ont rapidement orienté les conclusions vers une intoxication due à une boisson frelatée.
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Le reste du koutoukou consommé a été saisi puis envoyé à l’hôpital général de M’Bahiakro pour des analyses approfondies afin d’identifier la substance toxique en cause. Une enquête policière a été ouverte pour déterminer l’origine de cette boisson et situer les responsabilités. Ce nouveau drame relance le débat sur les dangers liés à la consommation d’alcools artisanaux non contrôlés et la nécessité de renforcer la sensibilisation des populations face à ces pratiques à haut risque.



