Les parents des patients sont régulièrement victimes de cas de vols au Centre Hospitalier régional de Daloa. Dans la nuit du mercredi 9 Avril 2025, un couple dont le bébé est hospitalisé en pédiatrie depuis plus d’une semaine, a été victime du vol de ses téléphones aux environs de 22 heures.
Le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Daloa est devenu, ces derniers temps, le théâtre d’actes de délinquance inquiétants. De plus en plus de parents accompagnant leurs malades se plaignent de vols récurrents dans l’enceinte même de l’hôpital. Le dernier incident en date remonte à la nuit du mercredi 9 avril 2025, où un couple a été victime du vol de ses téléphones portables, pendant qu’il veillait sur son bébé hospitalisé au service de pédiatrie.
Le témoignage de Guy Pacôme
Selon le témoignage de Guy Pacôme, père du nourrisson hospitalisé depuis plus d’une semaine, l’incident s’est produit aux environs de 22 heures. Alors qu’il était occupé à suivre les recommandations médicales pour le traitement de son enfant, un individu habillé en blanc rôdait autour d’eux. « On a vu quelqu’un en blouse blanche. On a cru que c’était un médecin qui cherchait les parents d’un patient. C’était en réalité un voleur », raconte-t-il encore choqué.
Le lendemain matin, Guy Pacôme et son épouse ont constaté la disparition de leurs téléphones portables qui étaient en charge pendant la nuit. « J’avais de l’argent sur mon compte. Je me suis immédiatement rendu à l’agence pour récupérer ma puce, puis j’ai porté plainte contre inconnu à la police », explique-t-il.
Aujourd’hui, ils vont jusqu’à pénétrer dans les chambres d’hospitalisation pour voler téléphones, sacs et autres objets de valeur
Malheureusement, leur cas est loin d’être isolé. Plusieurs autres familles accompagnant des malades au CHR de Daloa rapportent des faits similaires. « Ce phénomène n’est pas nouveau », confie un autre parent de malade. « Au début, ces malfaiteurs s’en prenaient aux motos garées dans l’enceinte de l’hôpital. Aujourd’hui, ils vont jusqu’à pénétrer dans les chambres d’hospitalisation pour voler téléphones, sacs et autres objets de valeur », a-t-il dénoncé.
Le mode opératoire de ces voleurs est particulièrement troublant. Déguisés en médecins ou en aides-soignants, ils n’éveillent aucun soupçon et se fondent aisément dans le décor hospitalier, surtout aux heures tardives où la vigilance baisse. Cette situation soulève de nombreuses questions sur la sécurité dans cet établissement de santé régional, censé être un lieu de répit et de soins pour les familles en détresse.
Des interrogations
Comment de tels actes peuvent-ils se produire dans un centre hospitalier doté de vigiles ? Que fait l’administration du CHR pour prévenir ces délits à répétition ? Existe-t-il une complicité interne facilitant ces incursions nocturnes ? Autant de questions que se posent désormais les usagers du centre.
Face à la recrudescence de ces vols, les victimes appellent les autorités hospitalières et les forces de sécurité à prendre des mesures urgentes. Guy Pacôme, comme tant d’autres, souhaite une réorganisation du dispositif de surveillance, notamment la limitation des accès nocturnes, la vérification de l’identité du personnel en service et la présence renforcée de patrouilles policières aux heures critiques.
Dans un contexte où les familles vivent déjà une épreuve difficile liée à la maladie, il est impératif que leur sécurité soit assurée au sein même de l’hôpital.



