04142026Headline:

Trafic international de voitures de luxe volées : Un réseau persistant malgré l’arrestation du cerveau présumé

Le trafic international de voitures de luxe volées continue d’alimenter la chronique en Côte d’Ivoire, malgré l’interpellation de MY, alias Amada, considéré comme le cerveau présupposant de ce réseau criminel. Placé sous mandat de dépôt depuis le 25 février 2026, puis écroué le mercredi 4 mars 2026 au pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA), ex-Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), cet individu est au cœur d’une vaste affaire qui ne cesse de révéler de nouveaux rebondissements.

En dépit de cette arrestation, les activités du réseau semblent se poursuivre. Selon des sources sécuritaires, certains complices de MY auraient continué à opérer, notamment en procédant à la sortie frauduleuse de véhicules de luxe du territoire ivoirien. Ces véhicules, pourtant déjà vendus à des acquéreurs locaux, auraient été exfiltrés dans des conditions troubles, laissant les acheteurs dans une situation de grande détresse.

Attirer l’attention des plus hautes autorités
L’une des victimes, déterminée à faire éclater la vérité, a récemment prévu une lettre au Président de la République. Dans ce courrier, elle dénonce ce qu’elle qualifie d’« injustice » et détaille minutieusement les circonstances de l’escroquerie dont elle dit avoir été victime. Cette démarche vise à attirer l’attention des plus hautes autorités sur l’ampleur du phénomène et sur les failles qui permettront à ce trafic de prospérer.

Cette victime n’est pas un cas isolé. Plusieurs autres personnes auraient également saisi la justice, selon des sources proches de l’enquête. Toutes espèrent que les enquêtes en cours permettront de démanteler définitivement ce réseau et de traduire ses membres devant les juridictions compétentes. Pour ces plaignants, seule une réponse judiciaire ferme pourra restaurer la confiance et dissuader de telles pratiques à l’avenir.

Le mode opératoire consistait à faire transiter des véhicules de luxe volés depuis l’Europe vers des pays d’Afrique de l’Ouest tels que le Nigéria, notamment Lagos, le Bénin et le Togo.
D’après les éléments recueillis, MY dit Amada serait impliqué dans un trafic bien structuré, opérant entre plusieurs pays. Le mode opératoire consistait à faire transiter des véhicules de luxe volés depuis l’Europe vers des pays d’Afrique de l’Ouest tels que le Nigéria, notamment Lagos, le Bénin et le Togo. Une fois dans la sous-région, ces véhicules seraient acheminés vers la Côte d’Ivoire en contournant les procédures douanières.

La frontière de Noé, point stratégique d’entrée sur le territoire ivoirien, aurait été utilisée pour faciliter ces opérations frauduleuses. Grâce à des complicités présumées et à des méthodes de dissimulation bien rodées, le réseau aurait réussi à introduire plusieurs véhicules sans éveiller de soupçons immédiats.

Une structure financière incriminée
Autre élément troublant dans cette affaire : le financement du réseau. Toujours selon des sources sécuritaires, MY aurait bénéficié du soutien d’un établissement de microfinance. Cette structure financière est actuellement sous surveillance des enquêteurs, qui cherchent à déterminer son niveau d’implication dans ces activités illicites. Les investigations en cours pourraient permettre de mettre au jour d’éventuelles ramifications financières du réseau.

Face à la persistance de ce trafic, les autorités judiciaires ivoiriennes sont attendues sur leur capacité à endiguer ce phénomène. L’arrêt du cerveau constitue une avancée notable, mais elle apparaît insuffisante au regard de la continuité des opérations illégales.

Dans un contexte où la criminalité transnationale se complexifie, cette affaire met en lumière la nécessité d’une coopération renforcée entre les États, ainsi qu’un contrôle accumulé aux frontières. Pour les victimes, l’heure est désormais à la justice. Elles espèrent que toute la lumière sera faite sur ce dossier et que les responsables répondront de leurs actes conformément à la loi.

 

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