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Au Canada : Les plus précaires peinent à se nourrir


Les élections législatives anticipées qui se tiendront lundi 28 avril au Canada sont notamment marquées par une forte préoccupation sur le coût de la vie. En janvier dernier, la ville de Toronto s’est ainsi déclarée en état d’urgence alimentaire. Illustration au sein d’une banque alimentaire Daily Bread.
Dans le hangar de Daily Bread, chacun fait ses courses un panier à la main, comme dans un vrai supermarché. Une différence toutefois : à la place des prix, on trouve des points. Mais pour Ikram, chômeuse de 38 ans, cette situation reste difficile. « C’est gênant, vous savez. Je ne peux rien acheter. Pas de vêtements, pas de loisirs. Rien du tout », se désole-t-elle.

Je ne peux rien acheter»: au Canada, les plus précaires peinent à se nourrir   Image d’illustration

Yuliana, 24 ans, est elle aussi sans emploi, malgré un diplôme en marketing numérique décroché en décembre. Comme un habitant sur dix à Toronto, elle a besoin d’aide pour se nourrir « Entre le loyer, l’assurance et les traites de la carte de crédit, c’est compliqué. Je ne m’attendais pas à ce qu’autant de personnes se battent pour un emploi. »

Le taux de chômage est de 6,7% au Canada. À cela s’ajoute une grave crise du logement, comme le décrit Neil Hetherington, patron de Daily Bread : « Toronto manque de logements abordables. Dans les années 1990, on a décidé d’arrêter de construire des logements sociaux pour faire des économies budgétaires, et on en paye les conséquences aujourd’hui. Une personne sur cinq qui vient ici, dépense tous ses revenus pour payer son loyer. »

La guerre commerciale avec les États-Unis pourrait encore aggraver la situation. La Banque centrale du Canada n’écarte pas l’hypothèse d’une récession.

 

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