
Dans la même foulée, on apprend que les otages pourraient être libérés dès ce samedi (11), la signature de l’accord de cessez-le-feu à Gaza est attendue, ce jeudi (09) mais les pays arabes exigent la création d’un État palestinien.
Accord de cessez-le-feu à Gaza : Le soubassement d’une trêve durable
Sous médiation américaine, Israël et le Hamas vont parapher un accord, prévoyant la libération des otages et un retrait partiel des troupes israéliennes. Un vent d’espoir souffle sur le Proche-Orient. Ce jeudi 9 octobre, Israël et le Hamas ont donné leur accord à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, ouvrant la voie à un possible apaisement après plus de deux années de conflit. L’annonce a été faite par le président américain Donald Trump sur son réseau social Truth Social.
« Cela veut dire que TOUS les otages seront libérés très prochainement et qu’Israël retirera ses troupes jusqu’à la ligne convenue », a déclaré le président américain. Selon les termes de l’accord, les premiers otages israéliens pourraient retrouver la liberté dès ce samedi 11 octobre. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a salué a « un grand jour pour Israël », en annonçant la convocation immédiate de son cabinet pour ratifier l’accord. Du côté du Hamas, une source évoque la libération d’une vingtaine d’otages israéliens encore en vie, en échange de près de 2000 détenus palestiniens.
Une mise en œuvre progressive
L’armée israélienne entamera son retrait partiel de l’enclave palestinienne dans les 24 heures suivant la signature officielle. Les premières cartes du redéploiement militaire auraient déjà été présentées par la partie israélienne. Certains points restent cependant en suspens. Le Jerusalem Post note que « le retour des corps des otages tués pourrait prendre plus de temps car Israël doute du fait que le Hamas soit capable de les localiser ». La liste exacte des prisonniers palestiniens à libérer n’est pas encore arrêtée, selon le quotidien Ha’Aretz.
La presse internationale salue cette avancée. Elle évoque « une explosion de joie au cœur de la nuit dans les rues de Gaza, et la foule qui danse sur la place des otages à Tel-Aviv ».
Al-Jazeera souligne que « Donald Trump a réussi là où Joe Biden a échoué », tandis que le Washington Post analyse l’approche différente de l’administration républicaine. Mais les observateurs restent prudents. Lyse Doucet, journaliste à la BBC, rappelle qu’il s’agit d’ « un cessez-le-feu, pas un accord de paix ». D’importantes questions demeurent, notamment sur le désarmement du Hamas, la gouvernance future de Gaza et l’ampleur définitive du retrait israélien. Alors que les armes doivent se taire dans l’enclave palestinienne, la communauté internationale espère que cette trêve permettra une augmentation substantielle de l’aide humanitaire et ouvrira la voie à des négociations plus larges sur le statut final des territoires palestiniens.
Les 20 points du Plan Trump
1. Une bande de Gaza « déradicalisée » : le texte affirme que la bande de Gaza doit devenir une zone débarrassée du terrorisme, incapable de menacer ses voisins. 2. Reconstruction pour les habitants : la reconstruction doit profiter avant tout à la population gazaouie, présentée comme victime principale du conflit. 3. Fin immédiate des combats : si les deux parties acceptent, Israël suspendrait ses opérations et gèlerait ses positions en vue d’un retrait progressif et d’un échange d’otages. 4. Retour rapide des otages : dans les 72 heures suivant l’accord, tous les otages israéliens, vivants ou morts, devraient être rendus.
5. Échanges de prisonniers : en contrepartie, Israël libérerait 250 condamnés à perpétuité, 1.700 détenus arrêtés depuis le 7 octobre 2023 (dont des femmes et des enfants), ainsi que des restes humains à raison de 15 Palestiniens pour chaque otage israélien décédé.
6. Amnistie conditionnelle pour le Hamas : les membres du Hamas renonçant à la violence pourraient bénéficier d’une amnistie ou d’un départ sécurisé vers un pays tiers. 7. Entrée massive d’aide humanitaire : L’aide internationale (eau, électricité, hôpitaux, déblayement des ruines) entrerait immédiatement à Gaza, coordonnée par l’ONU et le Croissant-Rouge. 8. Accès sécurisé et contrôlé : les mécanismes établis en janvier 2025 serviraient de modèle pour l’entrée de l’aide et l’ouverture du poste-frontière de Rafah. 9. Gouvernance transitoire : un comité technocratique palestinien, supervisé par une instance internationale présidée par Donald Trump et comprenant notamment l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, assurerait la gestion quotidienne jusqu’à ce qu’une Autorité palestinienne réformée reprenne la main.
10. Un plan économique « miracle » : inspiré des expériences du Golfe, un programme d’investissement international viserait à créer des emplois et à relancer Gaza.
11. Création d’une zone économique spéciale : une zone bénéficiant de tarifs douaniers préférentiels serait mise en place pour stimuler les échanges. 12. Liberté de circulation : aucun Gazaoui ne serait contraint à l’exil. Ceux qui souhaitent partir pourraient revenir librement, mais l’objectif affiché est d’encourager la population à rester et à reconstruire. 13. Fin du rôle du Hamas : le Hamas et les autres factions armées seraient totalement exclus de la gouvernance. Le plan prévoit la destruction des tunnels, des usines d’armes et une démilitarisation supervisée par des observateurs internationaux, financée par un programme de rachat des armes.
14. Garanties régionales : les partenaires régionaux offriraient des garanties de sécurité pour assurer le respect des engagements et empêcher Gaza de redevenir une menace. 15. Déploiement d’une force internationale de stabilisation : une force internationale de stabilisation (FIS) serait créée pour soutenir la police palestinienne et travailler avec Israël, l’Égypte et la Jordanie afin de sécuriser les frontières et de contrôler l’entrée d’armes.
16. Retrait progressif de l’armée israélienne : Israël ne pourrait ni occuper ni annexer Gaza. Les forces israéliennes se retiraient par étapes, au rythme de la stabilisation sécuritaire et de la montée en puissance de la FIS.
17. Application partielle en cas de blocage : si le Hamas refuse l’accord, les mesures humanitaires et économiques seraient appliquées dans les zones déjà libérées et sécurisées. 18. Dialogue interreligieux : un processus d’échanges interconfessionnels viserait à promouvoir la tolérance et la coexistence entre Palestiniens et Israéliens. 19. Vers l’autodétermination palestinienne : à terme, si les réformes de l’Autorité palestinienne aboutissent et que la reconstruction avance, une voie vers l’autodétermination et un État palestinien pourrait émerger. 20. Un horizon politique : enfin, les États-Unis s’engageaient à relancer un dialogue politique entre Israël et les Palestiniens pour définir une perspective de coexistence pacifique et prospère.


