
Cette déclaration appelle à un blocus imposé depuis plusieurs mois et aggravé par le conflit qui a suivi l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Le Hamas, pour sa part, dénonce une “agression israélienne” et exhorte l’ONU à une action immédiate, notamment pour garantir l’entrée ininterrompue de nourriture, médicaments, eau et carburant.
Israël rejette les accusations, menace de destruction
Le gouvernement israélien a qualifié le rapport onusien de mensonger et fabriqué sur mesure par le Hamas. Le ministère des Affaires étrangères a réfuté le constat de famine, accusant l’IPC de ne pas suivre ses propres règles. Toutefois, les images des distributions alimentaires à Gaza montrent des foules désespérées, d’enfants et d’adultes criant et suppléant pour recevoir quelques vivres. Alors que la famine s’étend progressivement à d’autres gouvernorats du territoire palestinien, la tension est exacerbée par des déclarations israéliennes sévères.
Le ministre de la Défense, Israël Katz, a menacé Gaza d’une destruction totale si le Hamas n’acceptait pas les conditions d’Israël, notamment la libération des otages et le désarmement du groupe islamiste. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a également annoncé des “négociations immédiates” pour la libération des otages et la fin du conflit selon des conditions jugées acceptables par Israël. Cette position accompagne un renforcement militaire avec le rappel de 60 000 réservistes et un plan d’assaut sur Gaza-ville.
Une population acculée, des vies détruites
Dans le quotidien de Gaza, l’intensité des bombardements plonge la population dans un enfer permanent. Des familles déplacées vivent dans des ruines ou sous des tentes, attendant souvent la mort. Les témoignages, comme celui d’Oum Ibrahim Younès et de Nivine Ahmed, traduisent le désespoir d’une population sans issue visible. Les pertes humaines sont considérables. Depuis octobre 2023, plus de 1 200 Israéliens ont perdu la vie, dont une majorité de civils.
Le gouvernement israélien a qualifié le rapport onusien de mensonger et fabriqué sur mesure par le Hamas. Le ministère des Affaires étrangères a réfuté le constat de famine, accusant l’IPC de ne pas suivre ses propres règles.
Côté palestinien, le ministère de la Santé du Hamas dénombre au moins 62 192 morts, la plupart étant des civils. Ces chiffres sont validés par l’ONU, sans distinction officielle entre civils et combattants. Pour le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, affamer une population à des fins militaires constitue un crime de guerre. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à un cessez-le-feu immédiat, à la libération des otages, et à l’accès total à l’aide humanitaire.
En dépit des appels internationaux, le blocus de Gaza, renforcé depuis mars 2024, continue d’entraver l’aide. Israël concède un certain assouplissement du blocus, mais l’ONU et les ONG jugent les quantités d’aide insuffisantes au regard des besoins criants. Face à cette situation, la communauté internationale est appelée à agir pour stopper ce qui est devenu un drame humanitaire majeur, au cœur d’un conflit où la vie des civils continue d’être la première victime. Le futur de Gaza demeure incertain, au rythme des annonces de guerre et des menaces de destruction qui pèsent sur un territoire déjà largement dévasté.


