Des ministres du gouvernement canadien de Justin Trudeau ont fait le déplacement en Floride, jeudi, pour rencontrer l’équipe du président élu américain Donald Trump, au moment où Ottawa s’efforce d’éviter une possible guerre économique avec les États-Unis.
Le Canada, inquiet des menaces douanières de Donald Trump, poursuit le dialogue avec les États-Unis. Dans ce cadre, des ministres du gouvernement de Justin Trudeau se sont rendus en Floride, jeudi 26 décembre, pour rencontrer l’équipe du président élu américain.
Le nouveau ministre des Finances, Dominic LeBlanc, et la ministre des Affaires étrangères, Melanie Joly, ont fait le déplacement jusqu’en Floride, où réside le républicain, “pour rencontrer des responsables de la future administration Trump”, a déclaré Jean-Sébastien Comeau, le porte-parole de Dominic Leblanc, dans un communiqué transmis à l’AFP.
Des réunions sont prévues vendredi et “porteront sur les efforts déployés par le Canada pour lutter contre le trafic de fentanyl et les migrations illégales”, précise le texte, sans mentionner les responsables américains concernés.
Avant même sa prise de fonction le 20 janvier, le futur président américain Donald Trump a menacé de taxer à 25 % les produits canadiens et mexicains, une décision justifiée selon lui par les crises liées aux opiacés – en particulier le fentanyl – et à l’immigration.
Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a promis des mesures de rétorsion si ces droits de douane entraient en vigueur, sans fournir de précisions.
Les États-Unis, premier partenaire commercial du Canada
Les membres de son gouvernement doivent informer l’équipe de Donald Trump d’un nouveau plan pour sécuriser la frontière canadienne d’un coût d’un milliard de dollars canadiens (plus de 660 millions d’euros), conçu en réponse à la menace de Trump.
La réunion doit également porter sur “les conséquences négatives que l’imposition de droits de douane de 25 % sur les produits canadiens auraient à la fois pour le Canada et les États-Unis”, ajoute le communiqué.
Une telle mesure serait catastrophique pour le Canada selon les experts, les États-Unis étant le premier partenaire commercial du pays.
Ce déplacement en Floride survient alors que le gouvernement canadien est confronté à une grave crise politique.
Justin Trudeau est notamment fragilisé par le retrait de son allié de gauche et le mécontentement croissant au sein de son propre parti. Sa vice-Première ministre a récemment démissionné en étalant son désaccord sur sa façon de gérer la guerre économique qui se profile avec les États-Unis.
Selon les médias canadiens, Melanie Joly et Dominic LeBlanc pourraient être candidats à la direction du Parti libéral en cas de départ de Justin Trudeau, enjoint par d’anciens alliés à démissionner.



