Après la fusillade sanglante à Montrouge ayant coûté la vie à la policière Clarissa Jean-Philippe, le complice des frères Kouachi, Amedy Coulibaly, est repéré porte de Vincennes, à Paris.
9 janvier 2015, 13h00. Veille de Shabbat. L’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, accueille de nombreux clients. C’est alors qu’Amedy Coulibaly s’introduit dans la supérette. Lourdement armé, l’homme avance sans hésiter. Trois personnes tombent sous ses balles, abattues de sang-froid. Dix-sept autres sont prises en otage. Un peu plus tard, un client caché au sous-sol remonte dans le magasin. Une arme laissée au sol attire son attention. Il s’en empare. Mais le bruit alerte Coulibaly. Le terroriste se retourne, vise, tire. Le jeune homme s’effondre. L’arme qu’il avait saisie s’était enrayée.
Alors que les unités d’élites de la police nationale encerclent le magasin, le forcené appelle BFM TV. D’un ton calme, il revendique son acte d’une voix glaçante. Il dit avoir choisi l’épicerie cachère, car il visait des juifs, prétendant défendre les musulmans opprimés, notamment en Palestine.
À 17h12, les policiers donnent l’assaut, coordonné avec celui à Dammartin-en-Goële. Amedy Coulibaly se précipite vers la porte d’entrée, tirant à l’aveugle. Deux policiers sont blessés. Les forces de l’ordre ripostent. Une rafale. Coulibaly s’écroule, fauché par des dizaines de balles. L’attaque fera quatre victimes : Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada et Yoav Hattab.




