
Donald Trump, 78 ans, a été reconnu coupable le 30 mai 2024 de 34 chefs d’accusation, incluant une « falsification comptable aggravée » visant à dissimuler un complot pour influencer l’élection présidentielle de 2016. Ces accusations découlent d’un paiement de 130 000 dollars effectué à Stormy Daniels, actrice de films pour adultes, pour acheter son silence sur une relation présumée en 2006.
La sentence attendue ce 10 janvier
Le verdict a marqué une première dans l’histoire américaine, faisant de Trump le premier ex-président à être condamné au pénal. Cependant, le juge Merchan a précisé qu’il n’envisageait pas de peine d’incarcération, bien qu’elle soit juridiquement possible. « Je ne suis pas enclin à imposer une peine de prison », a-t-il déclaré, tout en soulignant que l’ancien président devra être présent physiquement ou par visioconférence pour l’audience.
Durant les six semaines de procès, Donald Trump a fermement nié les faits. « Je n’ai jamais eu de relation avec cette femme. Tout cela est une mascarade politique », a-t-il affirmé à plusieurs reprises. Les avocats de Trump ont tenté, sans succès, de faire annuler le verdict en invoquant l’immunité présidentielle, même après sa victoire à l’élection de novembre 2024.
La pression sur le juge Merchan a été immense. Initialement prévu pour l’été 2024, le prononcé de la peine a été repoussé à plusieurs reprises, exacerbant les tensions politiques. « Ce tribunal ne respecte pas la Constitution », a dénoncé Trump sur Truth Social, qualifiant le juge de « partisan extrémiste ».
Une ombre sur la présidence
L’affaire Stormy Daniels a profondément polarisé l’opinion publique américaine. Pour les détracteurs de Donald Trump, cette condamnation reflète une justice qui s’applique à tous, y compris aux plus puissants. « C’est un moment historique pour la démocratie américaine », a déclaré un analyste juridique.
Cependant, ses partisans dénoncent une instrumentalisation politique. « Tout cela n’est qu’une chasse aux sorcières pour nuire à son mandat », s’insurge un proche du camp Trump. Alors qu’il s’apprête à prendre ses fonctions le 20 janvier 2025, cette condamnation pénale reste une épée de Damoclès pour Donald Trump. Si la peine n’inclut pas d’incarcération, les retombées politiques et médiatiques pourraient affecter le début de son mandat.


