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L’Assemblée nationale vers une seconde dissolution ? Marine Le Pen manœuvre en coulisses

« Si dissolution il y a, nous devons l’emporter », projette le Rassemblement National. C’est l’un des message fort de sa convention nationale de ce Samedi 28 juin 2025 à Paris. Après une dissolution sine die actée par Emmanuel Macron en juin 2024, C’est autour de Marine Le Pen de mijoter un second tabula rasa. Une éventuelle en embuscade ou dissolution est-elle envisageable par l’action des députés ?

La Constitution de 1958 confère au président de la République la prérogative discrétionnaire de dissoudre l’Assemblée nationale, selon l’article 12. Si cette mesure a été utilisée avec parcimonie, notamment pour résoudre un conflit entre exécutif et législatif en 1962, elle peut aussi répondre à d’autres logiques politiques. Au fil des décennies, la dissolution est devenue un instrument stratégique, rarement actionné mais toujours redouté dans les couloirs du Palais Bourbon.

Le RN affûte ses armes lors des sa convention nationale
Marine Le Pen exhorte ses députés à se préparer à cette éventualité, dénonçant « l’affaissement parlementaire » du gouvernement d’Emmanuel Macron et François Bayrou. Lors d’une convention de l’Union nationale réunissant des parlementaires nationaux et européens du Rassemblement national (RN) et de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), elle a souligné que le camp présidentiel ne pouvait laisser perdurer cette situation.

« Il serait imprudent de croire qu’il n’y aura pas de dissolution », a-t-elle averti, tout en précisant qu’il s’agit d’une « possibilité, pas d’une probabilité ». Elle a également insisté sur la nécessité pour son parti de remporter une éventuelle nouvelle élection législative, affirmant : « Si dissolution il y a, nous devons l’emporter. »
Malgré son inéligibilité temporaire liée à un procès en appel, Marine Le Pen reste une force politique majeure. Le RN, avec ses 89 députés sur 577, est devenu un acteur clé dans une Assemblée fragmentée en trois blocs. En décembre 2024, le RN a contribué à la chute du gouvernement Michel Barnier en votant une motion de censure portée par la gauche.

Toutefois, le parti a annoncé qu’il ne soutiendrait pas la prochaine motion de censure déposée par les socialistes sur la réforme des retraites, tout en promettant un examen attentif des budgets de la sécurité sociale et de l’État à l’automne. Cette situation illustre les tensions persistantes au sein du paysage politique français, où la stabilité gouvernementale reste fragile et où les stratégies de l’extrême droite influencent fortement le jeu parlementaire.

 

 

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