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Liban: la FINUL a été frappée par deux incidents mortels distincts

La Force intérimaire des Nations unies au Liban a annoncé ce lundi 30 mars qu’un Casque bleu indonésien avait été tué dimanche soir par l’explosion d’un projectile d’origine encore indéterminée. Plusieurs autres soldats de la paix ont été blessés lundi, peu après midi, dans une frappe israélienne. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a « condamné fermement l’incident de dimanche ».
Ils sont 7500 soldats, venus de 48 pays. Déployés dans une cinquantaine de positions dans la zone frontalière au Liban, les Casques bleus de la Finul observent avec impuissance les combats acharnés qui embrasent les secteurs qu’ils sont censés pacifier.

La situation des Casques bleus au Liban n’est pas à envier, souligne notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

Depuis le début de la guerre, le 2 mars, ils ont subi des tirs et des bombardements lors de sept incidents distincts, durant les combats entre l’armée israélienne qui tente de progresser vers le fleuve Litani et les combattants du Hezbollah défendant les villages du Liban Sud.

Même le quartier général de la force onusienne n’est pas épargné. Il se se trouve dans la localité côtière stratégique de Naqoura, à un kilomètre et demi de la frontière, où les Israéliens et le Hezbollah s’affrontent violemment. Plusieurs bâtiments du QG de la Finul ont été touchés par des balles et des éclats de roquettes et d’obus.

Le rôle de la Finul, dont le mandat s’achève à la fin de l’année, se limite désormais à une simple coordination entre les belligérants. Les Casques bleus tentent d’assurer des trajets relativement sécurisés pour les ambulances de la Croix-Rouge et de la Défense civile qui évacuent les victimes des bombardements et des affrontements dans les villages du Sud.

Nombre de leurs missions ont été rendues impossibles depuis l’avancée israélienne dans le sud du Liban.

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Des témoins gênants
Une enquête est en cours concernant les derniers incidents, se contente de dire l’ONU. Pour Daniel Meier, professeur à Sciences Po Grenoble et spécialiste du Liban, au micro d’Aabla Jounaidi du service international de RFI, les Casques bleus sont assurément des témoins gênants. « Ils vont noter les violations. Quand ils sont réduits à leur rôle d’observateurs, ils continuent à être une épine dans le pied des bélligérants. Mais surtout et principalement pour Israël, parce que pour le Hezbollah, à ce stade, la FINUL est vraiment le dernier de leur souci », explique l’auteur du livre Le Liban, du mythe phénicien aux périls contemporains.

Ces denières années, le Hezbollah comme Israël ont remis en cause la présence de la force dans la région. Mais Israël est responsable de l’immense majorité des violations observés par la FINUL depuis le cessez-le-feu d’octobre 2024.

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