La Chine représente un défi majeur pour Donald Trump en raison de sa rivalité économique et stratégique dominante.
L’Iran, bien que secondaire, est perçu comme un levier dans une guerre hybride visant à affaiblir Pékin.
Rivalité sino-américaine
Donald Trump voit la Chine comme la principale menace pour les États-Unis, accusant Pékin d’avoir pillé des millions d’emplois américains, manipulé sa monnaie et érigé des barrières protectionnistes. Il impose des droits de douane massifs et cible les semi-conducteurs pour freiner la montée en puissance technologique chinoise. Cette posture s’inscrit dans une guerre commerciale prolongée, où Trump oscille entre fermeté et négociations tactiques.
Rôle de l’Iran
L’Iran fournit du pétrole à la Chine,Chine qui achète plus de 80% du pétrole exporté par l’Iran, selon les données récentes de Kpler (2025-2026). Cela représente environ 1,38 million de barils par jour l’année dernière, soit 13,4% des importations maritimes totales de brut par la Chine. Cette dépendance s’explique par les sanctions américaines qui limitent les acheteurs, forçant Téhéran à vendre à prix réduit aux raffineries indépendantes chinoises (« teapots »), son principal client, contournant les sanctions américaines via des réseaux parallèles. Trump frappe l’Iran et le Venezuela – deux alliés pétroliers de Pékin – pour priver la Chine de ressources vitales et la forcer à négocier, notamment sur Taïwan et le commerce. Le blocus potentiel du détroit d’Ormuz accentue la pression sur les importations énergétiques chinoises.
Acteurs étatiques impliqués
Les géants d’État comme PetroChina, Sinopec, CNOOC et Sinochem Group, ainsi que le privé Zhejiang Petrochemical, obtiennent occasionnellement du pétrole iranien via des canaux discrets, mais évitent les achats directs depuis 2018-2019 pour contourner les sanctions américaines. Les teapots absorbent l’essentiel (plus de 90% des flux iraniens), stockant le brut en flotteurs ou réservoirs douaniers
Guerre sournoise
Dans ce schéma, Trump mène une escalade hybride : sanctions pétrolières, frappes militaires récentes contre l’Iran (février-mars 2026) et exigences de « capitulation sans condition » pour briser les alliances anti-occidentales de la Chine. Pékin reste prudent, évitant l’implication directe pour préserver sa trêve commerciale fragile. Anéantir l’Iran militairement n’est pas explicitement le but, mais son affaiblissement économique sert à isoler la Chine sans confrontation directe.



