
Dans un communiqué, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme ivoirien, Jean Sansan Kambilé a fait des éclaircissements sur une affaire dans laquelle l’Onu aurait exigé des dirigeants au pouvoir un dialogue renforcé avec l’opposition. avant les élections présidentielles de 2025. Une exigence qui figure dans l’Examen Périodique Universel (EPU).
Nature des résultats de l’EPU
Le Garde des Sceaux a expliqué dans le communiqué que l’Epu est un mécanisme du Conseil des Droits de l’Homme permettant aux États membres de l’Organisation des Nations Unies d’évaluer la situation des droits de l’Homme dans chacun des autres. États membres. Dans le cadre du dialogue interactif, les États examinateurs ont la possibilité d’adresser des recommandations à l’État examiné.
« Il convient cependant d’indiquer que ces recommandations n’ont, à ce stade, aucune valeur contraignante ; l’État examiné pouvait, en toute souveraineté, décider d’accepter ou de rejeter l’une ou l’autre de ces recommandations. Dès lors, aucune recommandation ne revêt une forme quelconque d’exigence », at-il fait comprendre.
De la responsabilité de l’Onu
Par ailleurs, at-il souligné, les recommandations formulées par les Etats, à l’occasion de l’examen d’un pays donné, n’engagent en rien l’Organisation des Nations Unies.
« Il n’est donc pas conforme à la réalité d’affirmer que l’ONU a exprimé une exigence à un État examiné, dans le cadre du dialogue interactif de l’Examen Périodique Universel », a soutenu le ministre de la Justice et des Droits de l’homme.
Il n’a pas manqué de préciser que le Groupe de travail de l’Examen Périodique Universel a été dûment informé de la décision de l’État de Côte d’Ivoire de reporter sa réponse sur l’acceptation ou le rejet des recommandations formulées, afin de les soumettre à une consultation préalable avec toutes les parties prenantes nationales.


