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Libye: Un ex-directeur de prison accusé de torture et meurtres devant la CPI

La Cour pénale internationale (CPI) confirme la tenue future d’un procès très attendu sur les crimes commis dans les prisons libyennes, après la chute de Mouammar Kadhafi. Les juges ont confirmé jeudi 16 juillet les charges contre Khaled Mohamed Ali el-Hishri, un ancien directeur de la prison de Mitiga, près de Tripoli, accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Surnommé « l’Ange de la mort » par d’anciens détenus, il devra répondre de 17 chefs d’accusation.

Son nom a longtemps inspiré la peur dans la prison de Mitiga, près de Tripoli : Khaled Mohamed Ali el-Hishri, 48 ans, y était un « tortionnaire notoire », selon les procureurs de la CPI, directement impliqué dans les violences infligées aux détenus entre 2015 et 2020.

Lors des audiences préliminaires, un témoin l’a décrit comme l’un des « pires instigateurs de ces violences », un autre a dévoilé le surnom qui lui était donné : « l’Ange de la mort ».

Selon la procureure adjointe, Nazhat Shameem Khan, « l’une de ses méthodes de torture préférées consistait à tirer sur les gens, en visant les jambes et les genoux. » Il est également accusé d’avoir pendu des détenus, les mains liées dans le dos, avant de les frapper à l’aide d’une pelle. Les procureurs soutiennent également qu’il violait, torturait et tuait parfois lui-même des prisonniers pour terroriser les autres détenus et les gardiens.

Arrêté en Allemagne en 2024, puis remis à la CPI, Khaled Mohamed Ali el-Hishri nie l’ensemble de ces accusations. Ses avocats contestent également la compétence de la Cour internationale. Mais les juges ont rejeté jeudi cet argument, ouvrant officiellement la voie à un procès.

 

Aucune date n’a encore été fixée. Il s’agira du premier procès issu de l’enquête ouverte par la Cour sur les crimes commis en Libye, depuis le soulèvement de 2011 et la chute de Mouammar Kadhafi.

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