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Au Japon: 03 candidats en lice pour le poste de Premier ministre

C’est une élection qui capte toute l’attention des milieux politiques japonais. Trois candidats sont en lice pour la direction du PLD et le poste de Premier ministre au Japon. Le Parti libéral-démocrate japonais s’apprête à élire son nouveau président le samedi 04 Octobre 2025, un examen qui désignera très probablement le prochain chef du gouvernement.

Le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir désignera son nouveau président, qui deviendra presque certainement le 104e Premier ministre du Japon. Les votes des membres de la base se sont achevés vendredi, et tout indique que le cours se jouera entre trois candidats principaux.

Immersion dans un système électoral complexe
Le secrétaire général du Cabinet Yoshimasa Hayashi, l’ancienne ministre de l’Intérieur Sanae Takaichi et le ministre de l’Agriculture Shinjiro Koizumi apparaissent comme les favoris pour succéder à Shigeru Ishiba. Aucun des cinq candidats en lice ne semblant pouvoir obtenir la majorité absolue dès le premier tour, un second tour devrait être nécessaire dans la journée de samedi. Le processus électoral du PLD combine les voix des parlementaires et celles des militants.

Les 295 membres du parlement du parti voteront chacun, tandis que 295 autres voix seront réparties en fonction des choix exprimés par les membres de la base lors du vote qui s’est terminé vendredi.
Pour l’emporter au premier tour, un candidat doit recueillir plus de la moitié des suffrages. Selon les derniers sondages, Sanae Takaichi, qui ambitionne de devenir la première femme Premier ministre du Japon, arrive en tête dans les préférences du public. Shinjiro Koizumi, fils de l’ancien Premier ministre Junichiro Koizumi, bénéficie quant à lui d’un meilleur soutien parmi ses collègues parlementaires.

Des profils et des stratégies différentes
La campagne, qui a débuté le 22 septembre dernier, a réservé son lot de surprises. Alors que Takaichi et Koizumi étaient considérés comme les favoris au départ, Yoshimasa Hayashi a progressivement remonté dans les estimations. Ce modéré, qui a occupé plusieurs portefeuilles ministériels importants dont les Affaires étrangères et la Défense, séduit par son expérience et son image de stabilité.

Le jeune Koizumi, âgé de 44 ans et potentiellement le plus jeune dirigeant japonais de l’après-guerre, a cependant été éclaboussé par un scandale. La semaine dernière, des révélations ont fait état de sa campagne encourageant ses partisans à publier des commentaires positifs en ligne lors d’une conférence de presse diffusée en direct. Une pratique qualifiée de « marketing furtif » par certaines critiques au sein du PLD.

La difficile succession d’Ishiba
Le futur président du PLD héritera d’une situation politique délicate. Shigeru Ishiba avait annoncé sa démission début septembre, assumant la responsabilité du revers subi par le parti lors des élections à la Chambre des conseillers en juillet dernier. Sous sa direction, la coalition au pouvoir avait également perdu sa majorité à la Chambre basse en octobre 2024. Aucun des cinq candidats ne s’est montré favorable à une dissolution anticipée de la Chambre des représentants.

Le nouveau chef de gouvernement devra plutôt composer avec une opposition fragmentée tout en faisant face aux préoccupations des Japonais, notamment concernant la hausse du coût de la vie. Le PLD, en coalition avec le parti Komeito, reste la principale force politique du pays. Mais le futur Premier ministre devra un certain soutien de l’opposition pour faire adopter les lois et le budget, une réalité qui influencera certainement le choix des parlementaires lors de ce examen interne.

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