Une tension grandissante plane sur l’approvisionnement en médicaments. L’Afrique, qui importe plus de 70 % de ses produits pharmaceutiques, se retrouve fragilisée par les perturbations dans le Golfe.
Des routes coupées, des délais qui explosent
Le bouleverse les circuits habituels.
Les cargaisons en provenance d’Asie, notamment d’Inde et de Chine, sont contraintes de contourner par le cap de Bonne-Espérance.
Résultat, jusqu’à deux semaines de retard supplémentaires.
Un délai critique pour des médicaments souvent produits et livrés sous tension.
Des produits sensibles en première ligne
Certains traitements ne supportent aucun écart. Insuline, vaccins, thérapies innovantes… tous dépendent d’une chaîne du froid rigoureuse.
Avec l’allongement des trajets, le risque augmente. Des produits peuvent perdre leur efficacité.
Dans certains cas, les laboratoires n’ont d’autre choix que de détruire des cargaisons devenues inutilisables.
Le transport aérien à son tour perturbé
La fermeture de plusieurs espaces aériens dans le Golfe complique encore la situation.
Ainsi, le fret aérien, essentiel pour les médicaments les plus sensibles, se retrouve saturé ou les opérateurs le redirigent.
Par ailleurs, à Dubaï, plateforme stratégique pour la distribution mondiale, les activités ralentissent fortement.
De plus, les perturbations affectent également les flux humanitaires.
Une logistique sous pression
Face à l’urgence, les industriels improvisent. Certains privilégient des vols directs entre l’Asie et l’Europe. D’autres adaptent leurs itinéraires terrestres.
Mais chaque détour a un coût. Un passage par Istanbul peut déjà ajouter plusieurs jours de transit. Pour les hôpitaux, chaque heure compte.
Une dépendance révélée
Au-delà du transport, la crise met en lumière une autre fragilité : celle des matières premières.
Le Golfe fournit des composants essentiels à la fabrication des médicaments.
Par conséquent, leur raréfaction pourrait ralentir la production à l’échelle mondiale.
Des coûts en forte hausse
En somme, la flambée du prix du pétrole aggrave la situation.
Le baril approche les 100 dollars, soit 57 283,58 FCFA. Ce qui entraîne une hausse significative des coûts de production.



