05012026Headline:

Bolivie: le président supprime le ministère de la Justice


En Bolivie, le gouvernement n’aura finalement pas de ministre de la Justice. Le nouveau président Rodrigo Paz a annoncé jeudi 20 novembre, à la surprise générale, la suppression pure et simple de ce ministère. Dans un pays où la justice est très politisée, l’annonce a été accueillie plutôt positivement, même s’il reste de nombreuses interrogations autour de cette fermeture.
« C’est la fin du ministère de la persécution, la fin du ministère de l’injustice, la fin du ministère qui arrangeait des condamnations ».

C’est ainsi que le président bolivien Rodrigo Paz a annoncé la fermeture du ministère de la Justice. C’était l’une de ces promesses de campagne, mais il semblait avoir fait marche arrière, car lors de l’annonce de son gouvernement début novembre, il y avait bien un ministre de la Justice.

Mais celui-ci a dû démissionner en milieu de semaine, car il a été condamné par la justice il y a plusieurs années, et ne peut pas exercer d’emploi public. Un nouveau ministre a été nommé dans la foulée, directement accusé d’avoir une demi-douzaine de procès en cours. En réponse, le président a finalement choisi de supprimer le ministère. Une annonce saluée, par Rosmery Ruiz, membre du Tribunal suprême de justice :
« C’est un jour historique pour la Bolivie, la décision du président de la République marque un avant et un après ».

Pour beaucoup, la justice était extrêmement politisée ces 20 dernières années, et la fermeture de ce ministère est signe de changement. C’est du moins l’avis de Pamela Jardín, députée de droite :

« C’est une joie pour nous, car ce ministère était très politisé, avec des nominations sans méritocratie interne et il était la source de nombreux conflits ».

Le président bolivien avait déjà acté, début novembre, la suppression du ministère de l’Environnement.

What Next?

Recent Articles