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Burkina Faso : Mgr Kisito Ouedraogo consacré Archevêque et Nonce apostolique pour le Congo et le Gabon

La Basilique du sanctuaire Notre Dame de Yagma, à Ouagadougou, a abrité le samedi 7 mars 2026 une cérémonie religieuse de grande importance. Monseigneur Relwendé Kisito Ouedraogo a été consacré Archevêque par le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, en présence de nombreuses personnalités et de milliers de fidèles. Le nouveau prélat a été également nommé Nonce apostolique en République du Congo et au Gabon par le Pape Léon XIV.

Dans une atmosphère de ferveur et de recueillement, les fidèles ont assisté à une messe solennelle ponctuée de moments intenses de prière, de louange et d’adoration. Le gouvernement burkinabè était représenté par le Ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, venu témoigner de l’importance de cette cérémonie pour le pays. Le moment fort de la célébration est survenu lorsque le Cardinal Pietro Parolin a procédé à la lecture du mandat apostolique du Saint-Père, confirmant officiellement la nomination de Monseigneur Relwendé Kisito Ouedraogo comme Nonce apostolique. Une consécration qui vient couronner un parcours exemplaire au service de l’Église.

Un appel à rester un homme de prière
Dans son homélie, le Cardinal Parolin a invité le nouvel Evêque à demeurer fidèle à sa mission. Il lui a demandé de rester « un homme de prière, profondément attaché au peuple de Dieu », et d’exercer avec dévouement sa charge de pasteur et de grand prêtre au service de l’Église universelle. Des paroles qui résonnent avec force pour celui qui a passé treize années aux côtés du cardinal, comme secrétaire particulier, de 2013 jusqu’à sa nomination en janvier dernier. Une proximité qui a sans doute nourri une relation de confiance et de respect mutuel entre les deux hommes. Le président de la Conférence épiscopale Burkina-Niger, Monseigneur Gabriel Sayaogo, a souligné la portée spirituelle de cette ordination. « C’est un rappel que Dieu continue d’appeler au sein de son peuple », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Servir Dieu et son Église est un honneur et un privilège pour l’homme, mais aussi que Dieu n’abandonne jamais son peuple ».

Pour Monseigneur Relwendé Kisito Ouedraogo, « Si la foi en Dieu constitue déjà une merveille, devenir successeur des apôtres par la consécration épiscopale représente une grâce encore plus grande », a-t-il confié.
Le nouveau Nonce a réaffirmé son engagement à servir fidèlement le peuple de Dieu et à accomplir sa mission avec humilité, disponibilité et dévouement, sous la conduite de l’Esprit Saint. Des mots simples mais chargés de sens pour celui qui s’apprête à quitter son Burkina natal pour représenter le pape dans deux pays d’Afrique centrale. Le nouveau nonce apostolique n’en est pas à son premier fait d’armes. Ordonné prêtre le 13 décembre 2000 pour le diocèse de Ouahigouya, dans le nord du Burkina Faso, Monseigneur Ouedraogo a poursuivi des études qui l’ont mené jusqu’à Rome, où il est devenu docteur en liturgie sacrée de l’Institut pontifical Saint-Anselme. Son parcours au sein de la Curie romaine l’a conduit à servir au Secrétariat d’État du Saint-Siège, l’un des postes les plus importants de l’administration vaticane. C’est là qu’il a fait la rencontre du Cardinal Parolin, dont il est devenu le secrétaire particulier pendant treize ans. Le 28 janvier 2026, le Pape Léon XIV l’a nommé Nonce apostolique en République du Congo et au Gabon.

Monseigneur Ouedraogo devient en effet le premier Burkinabè à occuper le poste de nonce apostolique, du moins dans la mémoire récente
Une double responsabilité qui l’amènera à représenter le Saint-Siège auprès de deux pays, avec pour mission de veiller sur les communautés catholiques locales et de servir de lien entre les épiscopats nationaux et le Vatican. L’ordination épiscopale s’est déroulée selon le rite traditionnel de l’Église catholique. Après la lecture du mandat apostolique, le Cardinal Parolin a procédé à l’imposition des mains sur la tête de l’élu, geste central de la consécration épiscopale qui remonte aux premiers temps du christianisme. Monseigneur Ouedraogo a ensuite reçu les insignes de sa nouvelle fonction : la crosse, symbole de son rôle de pasteur guidant son troupeau, l’anneau, signe de sa fidélité à l’Église, et la mitre, coiffe traditionnelle des évêques. La cérémonie s’est achevée par un baiser de paix échangé entre le nouvel évêque et le cardinal, avant que la foule des fidèles ne défile pour saluer leur nouveau pasteur. Les chants et les prières ont résonné longtemps dans la basilique, témoignant de la ferveur populaire qui a accompagné cet événement.

Un signe d’espérance pour l’Église burkinabè
Cette ordination revêt une importance particulière pour l’Église du Burkina Faso. Dans un pays confronté à de nombreuses difficultés sécuritaires et humanitaires, voir l’un de ses fils élevé à une si haute fonction au sein de la hiérarchie catholique est perçu comme un signe d’espérance. Monseigneur Ouedraogo devient en effet le premier Burkinabè à occuper le poste de nonce apostolique, du moins dans la mémoire récente. Une reconnaissance de la maturité de l’Église locale et de la qualité de ses cadres. Pour les fidèles rassemblés à Yagma, ce samedi restera longtemps gravé dans les mémoires. Ils ont assisté à un moment d’histoire, celui où l’un des leurs est devenu évêque et s’apprête à représenter le pape à des milliers de kilomètres de sa terre natale. Le nouveau nonce rejoindra prochainement ses postes à Brazzaville et à Libreville. Il y retrouvera des communautés catholiques dynamiques, mais aussi des pays confrontés à des défis politiques et sociaux importants. Une mission exigeante pour celui qui a promis de servir avec humilité et dévouement.

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