Le parti Renaissance organise ce 27 septembre un événement, « La Nuit de la Nouvelle République », au Palais Brogniart à Paris. Une réunion va rassembler entre 18 h et minuit des personnalités du monde économique, syndical, de la société civile, des intellectuels qui vont débattre au sein de tables rondes autour d’une question : « Faut-il tout faire péter pour refonder la France ? ». Pas vraiment un meeting politique, mais la mise en scène d’une boîte à idées disruptive, qui participe à préparer la candidature de Gabriel Attal à la présidentielle.
Il ne s’en cache plus vraiment. Gabriel Attal se prépare pour 2027. Chacune de ses sorties médiatiques, de ses propositions sur les retraites, l’interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans ou du voile pour les fillettes, l’international est comme un petit caillou semé sur le chemin d’une candidature.
Une manière de lancer des débats et de distiller des éléments programmatiques pour se différencier de son principal concurrent dans le bloc central, l’autre ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe, déjà candidat déclaré, mais dont on ne connaît pas les propositions.
Un travail sur le fond et la forme
Gabriel Attal travaille donc sur le fond – comment faire émerger un nouveau modèle –, et sur l’image, pour montrer que même s’il doit sa carrière politique à Emmanuel Macron, il est « différent » du président, notamment en allant sur ce qui peut apparaître comme « l’angle mort du macronisme », l’autorité et le régalien.
Mais sur la forme, comme Emmanuel Macron en 2017, Gabriel Attal cherche à surprendre. L’évènement de ce soir, « La Nuit de la Nouvelle République » présenté comme novateur, non partisan, est censé l’y aider. Et, après les municipales, Gabriel Attal publiera un livre, changera le nom du parti, avant d’entrer officiellement dans la campagne présidentielle.



