Le gouvernement français lance une vaste campagne de recrutement. Objectif : attirer plusieurs milliers de jeunes au sein des forces armées. Un nouveau service national, volontaire et rémunéré, est proposé pour une durée de dix mois.
L’initiative est annoncée lundi 12 janvier. Elle est portée par le gouvernement et l’état-major des armées. Le programme vise à répondre aux besoins croissants de défense. Le contexte international est tendu.
Le risque de conflit est jugé plus élevé.
Ce nouveau service national est volontaire. Il est rémunéré. Il s’adresse aux jeunes motivés par l’engagement. L’annonce avait été faite en novembre.
Le président Emmanuel Macron l’avait présentée comme une réponse stratégique.
Lors d’une conférence de presse, la ministre des Armées a pris la parole. « Osez, engagez-vous, tentez votre chance », a lancé Catherine Vautrin. Elle était entourée des plus hauts responsables militaires. Le général Fabien Mandon était présent. Le général Pierre Schill représentait l’armée de Terre. L’amiral Nicolas Vaujour assistait pour la Marine nationale. Le général Jérôme Bellanger était là pour l’armée de l’Air et de l’Espace.
Les contours de la campagne ont été précisés. La formation est encadrée. Les missions sont adaptées aux profils. L’expérience se veut formatrice et utile à la Nation.
Disette budgétaire oblige, le dispositif montera en puissance graduellement: la première année, il doit concerner 3.000 jeunes, avec un objectif de 10.000 par an en 2030, puis une ambition de 42.500 en 2035.
Ce qui ferait 50.000 par an en cumulant avec les personnes qui font déjà le service militaire volontaire (SMV) et son équivalent ultramarin, le service militaire adapté (SMA), qui perdureront en parallèle car ils ont un objectif différent d’insertion professionnelle.
Les volontaires seront à 80% des jeunes hommes et femmes de 18-19 ans, futurs soldats pour lesquels le service fera office d’ »année de césure » avant les études supérieures et sera ainsi valorisé dans Parcoursup.
Les autres, futurs aspirants, auront jusqu’à 25 ans, sélectionnés sur la base de leur spécialisation (ingénieurs, infirmiers, traducteurs…).



