04292026Headline:

Guinée-Conakry : Une jeune mère Expulsée de Biélorussie sans son bébé


Une mère arrachée à son bébé en Biélorussie à la suite d’une infraction administrative, Mariam Soumah, 23 ans, dénonce une séparation qu’elle juge arbitraire et imposée par les autorités. En date du 16 janvier 2026, la jeune mère se trouve à en Guinée Conakry, son pays d’origine, tandis que son enfant est retenu dans un orphelinat en Biélorussie, contre sa volonté.

Et près de 9 mois après les faits, la jeune mère n’a toujours pas pu revoir son enfant, qui lui aurait été arraché de force. La mère de l’enfant, affirme avoir été victime de menaces directes et de pressions graves, assorties d’un avertissement explicite visant à l’empêcher de réclamer sa fille. « Si tu remets les pieds ici, nous allons t’enfermer pour un an. Nous allons faire les papiers de l’enfant, elle n’est plus pour toi », a rapporté Mariam Soumah.

« Malgré ces supplications la garde de l’enfant lui aurait été refusé »
Selon son témoignage, corroboré par plusieurs organisations de défense des droits humains, les autorités biélorusses auraient renvoyé la jeune migrante en Guinée il y a plusieurs mois, en la séparant de sa fille. « Je les ai suppliés de ne pas faire ça », a témoigné, Mariam Soumah. Animée par la volonté d’échapper à la précarité, la jeune femme affirme avoir traversé plusieurs pays africains avant d’atteindre la Biélorussie, avec l’espoir de rejoindre l’Union européenne. Depuis quelques années, cet itinéraire migratoire s’est intensifié, l’Union européenne reprochant au régime du président Alexandre Loukachenko de favoriser les flux de migrants vers l’Europe par le territoire biélorusse.

Attirée par la promesse d’un visa étudiant, Mariam Soumah dit avoir choisi cette route afin d’éviter une traversée maritime périlleuse. « Je ne voulais pas aller en Europe par la mer », confie-t-elle. Son parcours prend toutefois une autre tournure lorsqu’elle entame les démarches de renouvellement de son visa. Enceinte, elle accouche prématurément en novembre 2024. Sa fille, Sabina, ne pèse alors que 600 grammes. Placée en soins intensifs, la fillette survit grâce à la prise en charge médicale.

Mariam Soumah affirme ensuite s’être vu refuser l’accès à son bébé faute de pouvoir régler d’importants frais médicaux. Elle dit avoir été incarcérée pour infraction aux règles migratoires, avant d’être expulsée de force vers la Guinée, sans son enfant. Cette affaire a suscité l’indignation d’experts des Nations unies, d’organisations non gouvernementales et de diplomates guinéens.

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