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Les relations tendues entre Meloni et Macron loin d’être apaisées


Décidément, les relations Meloni-Macron ne s’apaisent pas. Mercredi 18 février, la Première ministre italienne Giorgia Meloni a commenté la mort du militant identitaire Quentin Deranque sur les réseaux sociaux, provoquant une réaction contrariée de la part d’Emmanuel Macron. La Première ministre italienne a répliqué… Et ce dimanche 22 février l’encre au vitriol coule encore dans la presse italienne.

Après l’agression mortelle de l’activiste d’extrême droite Quentin Deranque, la Première ministre italienne avait affirmé que l’attaque d’extrémistes de gauche représentait « une blessure pour toute l’Europe ».

« L’assassinat du jeune Quentin Deranque en France est profondément choquant et attristant. La mort de ce jeune homme d’une vingtaine d’années, agressé par des groupes liés à l’extrême gauche et emporté par un climat de haine idéologique qui touche plusieurs nations, est une blessure pour toute l’Europe », a écrit Giorgia Meloni

Emmanuel Macron a demandé à Giorgia Meloni d’arrêter de « commenter ce qui se passe chez les autres ». « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés », a lancé le président français jeudi depuis l’Inde, où il achevait une visite officielle. « Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu’on les embête chez eux sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres », a également déclaré Emmanuel Macron.

Loin de mettre un point à ce chapitre, Meloni a répliqué en niant toute ingérence et en rappelant que la France avait accordé l’asile à d’anciens membres des Brigades rouges pendant et après les « années de plomb ».

« Je suis désolée que Macron » ait interprété ces commentaires comme une « interférence », a répondu la Première ministre italienne jeudi soir dans un entretien à la chaîne SkyTG24. « Intervenir (…) pour exprimer ma solidarité avec le peuple français sur une affaire qui concerne manifestement tout le monde ne relève pas d’une interférence. Je suis désolée que Macron ne l’ait pas compris », a-t-elle ajouté. « Je vois un climat que je n’aime pas, je le vois en Italie, je le vois en France, je le vois aux États-Unis. (…) Les classes dirigeantes doivent (réfléchir) sur la manière de combattre un climat qui pourrait nous ramener des décennies en arrière, une histoire que l’Italie connaît très bien et que la France connaît très bien, vu qu’elle a accordé l’asile politique à des membres des Brigades rouges », a-t-elle également déclaré.

 

Absence de Lercornu à la cérémonie de clôture des JO d’hiver
L’encre au vitriol coule encore ce dimanche dans les quotidiens proches du gouvernement ultraconservateur, car le Premier ministre français fera faux bond à la cérémonie de clôture des JO d’hiver et au passage de relais entre Milan-Cortina 2026 et les Alpes françaises 2030.

Officiellement, le Premier ministre Sébastien Lecornu sera absent pour raisons de santé. Seule la ministre des Sports Marina Ferrari représentera la France ce soir à la cérémonie de clôture des JO d’hiver dans le cadre des arènes de Vérone.
Mais selon la presse italienne, en réalité, le Premier ministre français désertera la cérémonie à cause des litiges entre Paris et Rome après l’agression mortelle du militant identitaire Quentin Deranque.

Report du sommet franco-italien d’avril
En outre, Giorgia Meloni a demandé de reporter le sommet franco-italien prévu au mois d’avril à Toulouse.

Le journal de droite Libero interprète les multiples crispations entre Paris et Rome en ce sens : « Meloni et Macron sont totalement opposés. Elle est une leader qui s’est formée sur le terrain en politique depuis son adolescence, lui est un produit de l’élite française. Résultat, Meloni est populaire, Macron est impopulaire ».

Quant au quotidien Il Giornale, il met en exergue les « discordes sur l’Ukraine, Trump, les migrants et les relations commerciales ».

Dans ce contexte, le dégel n’est pas pour demain.

 

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