Au Caire, le suspense sur les différentes poules a pris fin le mardi 19 mai 2026. 7, programmée au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Quarante-huit nations entrent en lice.
Parmi elles, trois bénéficient d’un statut particulier à savoir les pays organisateurs, dont la présence à la phase finale est déjà acquise, participeront tout de même aux matchs de qualification. Une configuration qui redistribue les cartes dans plusieurs poules.
Des légendes aux manettes pour une répartition sous haute surveillance
L’opération a été confiée à quatre figures du football continental : l’Ivoirien Max-Alain Gradel, le Nigérian William Troost-Ekong, l’Égyptien Essam El Hadary et le Congolais Trésor Mputu. Leur présence visait à garantir l’équité d’une répartition attendue par toutes les fédérations. Les 48 équipes ont été versées dans douze groupes de quatre. La règle, les deux premiers de chaque poule décrochent leur billet pour la phase finale, prévue du 19 juin au 17 juillet 2027. Toutefois, une clause particulière s’applique aux groupes accueillant l’un des trois pays hôtes, le Kenya, la Tanzanie ou l’Ouganda. Dans ces poules-là, une place supplémentaire sera attribuée, portant à trois le nombre de qualifiés. Une disposition destinée à ne pas pénaliser les autres nations de ces groupes, tout en préservant l’avantage logistique des organisateurs. Les rencontres se dérouleront sur trois fenêtres FIFA, de septembre 2026 à mars 2027. Un calendrier resserré qui laisse peu de place à l’improvisation pour les sélections. Le choc des groupes A à L livre des affiches savoureuses. Dans le groupe A, le Maroc, demi-finaliste de la dernière Coupe du monde, hérite du Gabon, du Niger et du Lesotho. Une poule abordable sur le papier pour les Lions de l’Atlas, mais attention aux pièges gabonais.
La Côte d’Ivoire retrouvera son vieux rival ghanéen, accompagné de la Gambie et de la Somalie.
Le groupe C retient toutes les attentions en Afrique de l’Ouest : la Côte d’Ivoire, ex-championne d’Afrique en titre, retrouvera son vieux rival ghanéen, accompagné de la Gambie et de la Somalie. Une opposition entre Éléphants et Black Stars qui évoque les grandes heures du football ouest-africain. Le groupe D mêle l’Afrique du Sud, la Guinée, le Kenya (hôte) et l’Érythrée. La présence kényane rebat les pronostics, deux qualifiés supplémentaires pourront sortir de cette poule, selon la règle des hôtes. Même configuration dans le groupe L avec le Nigeria, Madagascar, la Tanzanie (hôte) et la Guinée-Bissau. Les Super Eagles, favoris naturels, devront gérer le calendrier et l’avantage tanzanien. Dans le groupe E, la République démocratique du Congo affrontera la Guinée équatoriale, la Sierra Leone et le Zimbabwe. Un brassage équilibré, sans favori écrasant.
Le groupe G offre un derby centrafricain entre le Cameroun, les Comores, la Namibie et le Congo. Les Lions indomptables, en reconstruction, savent que les deux premières places sont impératives. Enfin, le groupe I réunit l’Algérie, la Zambie, le Togo et le Burundi. Les Fennecs partent favoris, mais la Zambie, championne d’Afrique 2012, n’a rien perdu de son mordant. Les autres groupes (B, F, H, J, K) ne sont pas en reste. L’Égypte, le Burkina Faso, la Tunisie, le Sénégal et le Mali devront confirmer leur statut sur le terrain, loin des tapis verts. Rendez-vous pris pour septembre 2026. D’ici là, les sélectionneurs auront planché sur leurs listes, et les supporters commencé à rêver de la grande messe est-africaine de 2027.




